Frappée au visage par un harceleur à Paris, elle lance un site pour encourager les femmes à témoigner

Une jeune femme frappée au visage à Paris, le 24 juillet 2018.
Une jeune femme frappée au visage à Paris, le 24 juillet 2018. (CAPTURE ECRAN / MARIE LAGUERRE)

"L'objectif de ce site, 'Nous Toutes Harcèlement', est de recueillir des témoignages de harcèlement dans la rue, au travail, dans la sphère privée, a expliqué Marie Laguerre, 22 ans.

La vidéo de son agression avait fait réagir des personnalités politiques. Mardi 24 juillet, Marie Laguerre a été frappée par son harceleur dans les rues de Paris. Depuis, son témoignage a été relayé dans de nombreux pays. Mercredi 1er août, elle a lancé une nouvelle plateforme en ligne pour partager les témoignages de femmes victimes de harcèlement.

"L'objectif de ce site, 'Nous Toutes Harcèlement', est de recueillir des témoignages de harcèlement dans la rue, au travail, dans la sphère privée, a expliqué Marie Laguerre, 22 ans. C'est anonyme, et ça doit permettre de libérer la parole des femmes."

La semaine dernière, alors qu'elle rentrait chez elle un homme lui a adressé bruits humiliants et remarques obscènes. Après lui avoir répondu "Ta gueule", l'homme lui a alors jeté un cendrier, avant de lui porter un coup au visage.

"Le harcèlement est un phénomène systématique"

Depuis que Marie a publié sur Facebook la vidéo de l'agression, elle a reçu des dizaines de messages en provenance du monde entier, de Colombie à l'Irak en passant par le Japon : des femmes, qui partagent leurs expériences personnelles, mais aussi des hommes apportant leur soutien à la jeune femme.

"Le harcèlement est un phénomène systématique que connaissent toutes les femmes, dans le monde entier", souligne-t-elle. Marie Laguerre s'est entourée de militantes féministes pour être conseillée, telles que l'association "Les Effrontées". "On a réfléchi ensemble et l'idée de créer ce site est venue", explique Fatima Benomar, porte-parole de l'association.

Les témoignages sur le site seront aussi diffusés sur une page Facebook "NousToutesHarcèlement", assortis du hashtag "TaGueule".

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