Féminicide : témoignage d'une famille brisée

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Lors d'une grande concertation lancée mardi 3 septembre sur les violences conjugales, le gouvernement recevra les familles de victimes, dont la vie se retrouve brisée du jour au lendemain.

Elle tient dans les mains la dernière photo de sa sœur, prise trois mois avant sa disparition. "J'ai l'impression qu'elle est encore là. C'est elle, c'est la lumière qu'elle dégageait. J'adore cette photo", explique Hélène de Ponsay. Le 22 avril dernier, le corps de Marie-Alice Dibon a été retrouvé dans une valise flottant sur l'Oise. La justice soupçonne son compagnon de l'avoir assassiné. Cette scientifique de 53 ans habitait avec son concubin dans un immeuble à Courbevoie (Hauts-de-Seine). Sans nouvelles, sa sœur Hélène donne l'alerte.

Des violences psychologiques

Les policiers la contactent trois jours après. "Ils m'ont envoyé une photo de bijoux pour essayer de savoir si cela correspond à des bijoux qui lui appartiennent. J'ai tout de suite reconnu une bague", détaille Hélène de Ponsay. Avant le drame, Hélène a souvent sa sœur en pleurs au téléphone et lui conseille de partir. Elle décrit un concubin jaloux et manipulateur. "Il ne la laissait pas aller quelque part sans savoir où elle était et sans venir la chercher", précise-t-elle. Une violence qui ne se manifeste pas par des coups, mais par une emprise psychologique.

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