Doubs : des logements pour éloigner les conjoints violents et permettre aux victimes de rester chez elle

Une convention relative au traitement des mains courantes en matière de violences faites aux femmes, le 25 novembre 2014, à Paris.
Une convention relative au traitement des mains courantes en matière de violences faites aux femmes, le 25 novembre 2014, à Paris. (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Le procureur de la République de Besançon (Doubs), Etienne Manteaux, a également annoncé que ces logements seront disponibles dès le 1er octobre, rapporte France Bleu Besançon.

Quinze logements destinés à éloigner des conjoints violents du domicile familial et permettre aux victimes de rester chez elles vont être ouverts à Besançon (Doubs), rapporte France Bleu Besançon mardi 25 septembre. C'est le procureur de la République, Etienne Manteaux, qui l'annonce. Ces logements seront disponibles dès le 1er octobre.

L'objectif est d'inverser ce qu'on constatait autrefois où une victime de violences décidait de partir le soir, de chercher un hébergement en urgence, parfois avec ses enfants.Etienne Manteauxà France Bleu Besançon

Ces appartements vont permettre aux victimes de violences conjugales de ne plus quitter leur domicile. Les logements proposés aux auteurs de coups doivent donc "permettre à cette victime de rester dans le domicile conjugal et d'imposer à son conjoint violent d'évacuer les lieux".

Les agresseurs seront éloignés en urgence dans ces logements spécialisés mais bénéficieront également d'une "prise en charge thérapeutique, psychologique", affirme le procureur de la République de Besançon. "Ce n'est pas simplement les héberger mais c'est aussi favoriser la prise de conscience du passage à l'acte", explique Etienne Manteaux, qui espère ainsi "éviter de nouvelles violences".

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