INFO FRANCEINFO. Le syndicat de la boucherie du Nord recrute quelques vigiles face à d’éventuelles actions de défenseurs des animaux samedi

La devanture d\'une boucherie à Lille (Nord), le 15 mai 2018, qui a été détériorée.
La devanture d'une boucherie à Lille (Nord), le 15 mai 2018, qui a été détériorée. (ANTOINE PLACER / MAXPPP)

Ce recours à des vigiles est "totalement superflu", assure de son côté Solveig Halloin. porte-parole du collectif Boucherie abolition, qui appelle à mener "une action pacifique de justice" samedi.

Après la multiplication des actes de vandalisme contre des commerces de bouche, le syndicat des bouchers-charcutiers-traiteurs du Nord a l'intention de recourir à une société de sécurité privée pour 24 heures, samedi 22 septembre, révèle franceinfo vendredi 21 septembre. Il existe des craintes d'éventuelles actions de défenseurs des animaux en cette journée où plusieurs collectifs de défense de la cause animale appellent à mener des actions "légales". Ils ont lancé un appel sur les réseaux sociaux sous l'intitulé "Happening national synchronisé contre le commerce du zoocide".

On ne peut pas accepter qu'il y ait des entreprises qui soient menacées.Laurent Rigaud, président du syndicat des bouchers-charcutiers-traiteurs du Nordà franceinfo

Laurent Rigaud voit dans l'action des collectifs de défense de la cause animale une menace pour les commerces de son secteur. "On va avoir un monsieur sécurité devant les entreprises", explique à franceinfo le président du syndicat des bouchers-charcutiers-traiteurs du Nord.

Ce recours à des vigiles est "totalement superflu", assure de son côté Solveig Halloin. La porte-parole de Boucherie abolition, un des collectifs organisateurs, dénonce "une annonce de communication pour se victimiser" de la part des bouchers, "une précaution totalement inutile", selon elle. Solveig Halloin tient à affirmer que son association va mener "une action pacifique de justice qui montre les véritables victimes dans les vitrines, décapitées, éventrées, éviscérées". Elle l'assure : les victimes, "ce ne sont pas les bouchers".

Cet été, plusieurs commerces de bouches avaient été vandalisés dans la région lilloise, souvent avec des tags antispécistes, refusant toute hiérarchie entre l'homme et l'animal.

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