Violences à Trappes : information judiciaire contre un policier pour "incitation à la haine raciale"

Des policiers anti-émeute surveillent les rues de Trappes (Yvelines), le 21 juillet 2013, après plusieurs nuits de violences. 
Des policiers anti-émeute surveillent les rues de Trappes (Yvelines), le 21 juillet 2013, après plusieurs nuits de violences.  (MIGUEL MEDINA / AFP)

Il avait participé au contrôle d'identité mouvementé d'une femme intégralement voilée dans cette ville des Yvelines, en juillet. Il aurait posté, par la suite, une image à connotation islamophobe sur Facebook.

Il est soupçonné d'avoir partagé une image à connotation islamophobe sur son compte Facebook. Le parquet de Versailles a ouvert une information judiciaire pour "incitation à la haine et à la discrimination raciale" contre un policier du commissariat de Trappes (Yvelines), en marge des émeutes de juillet, a annoncé, vendredi 8 novembre, le procureur Vincent Lesclous.

Ce gardien de la paix a participé au contrôle d'identité mouvementé d'une femme intégralement voilée à Trappes, le 18 juillet. L'incident avait provoqué trois nuits de violences dans cette banlieue. Il aurait notamment partagé sur son compte Facebook, fermé depuis, une photo du groupe "Les femmes blanches sont les plus belles". Sur cette photo reprenant le logo de la municipalité de Trappes et proclamant "la douceur de vivre", une femme portant le niqab était représentée sous un ciel éclatant devant une mosquée.

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