Louis Viannet, ex-numéro un de la CGT, invite Thierry Lepaon à démissionner

L\'ancien secrétaire général de la CGT, Louis Viannet, participe à une suite de débats à l\'occasion du centenaire du ministère du Travail, le 25 octobre 2006, au Carrousel du Louvre, à Paris.
L'ancien secrétaire général de la CGT, Louis Viannet, participe à une suite de débats à l'occasion du centenaire du ministère du Travail, le 25 octobre 2006, au Carrousel du Louvre, à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

"Autorité morale" au sein du syndicat, selon "Le Monde", Louis Viannet accorde une interview au quotidien, à la veille d'une réunion interne consacrée au sort de Thierry Lepaon.

L'homme est une "autorité morale" au sein du syndicat, d'après Le Monde (article réservé aux abonnés). Louis Viannet, ancien numéro un de la CGT, invite, lundi 5 janvier, le secrétaire général actuel, Thierry Lepaon, à remettre rapidement sa démission après les affaires liées à son train de vie.

Le train de vie du leader de la CGT épinglé

Thierry Lepaon "se grandirait" en "annonçant publiquement (...) sa décision de remettre son mandat", estime Louis Viannet, à la tête de la centrale entre 1992 et 1999. Dans une interview accordée au Monde, il évoque "la crédibilité perdue du secrétaire général à l'intérieur comme à l'extérieur" de la CGT.

L'actuel leader du syndicat est sur la sellette depuis les révélations sur les onéreuses rénovations de son appartement de fonction et de son bureau et sur ses indemnités perçues de la CGT Basse-Normandie. La Commission exécutive de la CGT doit examiner son sort lors d'une réunion prévue mardi et mercredi.

Thierry Lepaon refuse de démissionner

"Je ne serai pas le rat qui quitte le navire", a prévenu, mi-décembre, Thierry Lepaon face aux caméras de France 3, refusant de démissionner de son poste. "En clamant sa volonté de rester coûte que coûte dans sa responsabilité, il tend à confondre détermination et entêtement", répond Louis Viannet. L'ancien leader craint des "déchirures, lourdes de conséquences pour la CGT", qui pourraient conduire à un "affaiblissement dangereux" du syndicat.

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