VIDEO. "C'est rare les gens qui le prennent bien" : sous le pseudo "Cinquante euros", il traque l'automobiliste garé sur les pistes cyclables

ENVOYÉ SPÉCIAL / FRANCE 2

"Le casse-couilles roulant", comme il se surnomme, défend le cycliste contre les abus des autres véhicules. "Envoyé spécial" a suivi "Cinquante euros" dans l'une de ses expéditions. Extrait d'un reportage à voir le 24 mai.

Son pseudonyme : "Cinquante euros", le prix de son vélo. Ou encore "le casse-couilles roulant", comme s'est lui-même surnommé ce vidéaste amateur. Le jeune homme joue les justiciers masqués des pistes cyclables. Il filme toutes ses actions avec des petites caméras accrochées à son casque et à son cadre.

Des actions qu'il mène à Rouen (Seine-Maritime), sa ville, mais aussi à Paris, où "Envoyé spécial" l'a suivi dans l'une de ses expéditions. Le journaliste Paul Degenève a donc enfilé un casque (obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans), équipé sa monture d'une caméra, et s'est jeté dans la circulation. Attention, avec "Cinquante euros", la pression monte vite en cas de scooter s'appropriant la piste cyclable…

Stickers vengeurs et messages au marqueur

Il est particulièrement obsédé par l'utilisation abusive des "sas vélo" envahis par des véhicules à moteur. Mais qu'est-ce qu'un un sas vélo ? C'est un espace réservé aux cyclistes, pour qu'ils patientent aux feux en toute sécurité, devant les voitures. Il permet aux autres véhicules de les voir et d'éviter de les renverser.

L'activiste ne se contente pas de faire la leçon verbalement aux indélicats. Une voiture garée en travers des pistes cyclables risque une amende de 135 euros, mais aussi l'un de ses stickers "je me gare où je veux et je vous emmerde". Autre mesure de rétorsion, le message au feutre jaune (effaçable) sur le pare-brise...

Extrait de "Autos, motos, vélos : le champ de bataille", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 24 mai 2018.

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