Radars embarqués dans une voiture privée : "Est-ce qu'on est d'accord pour mettre entre les mains de sociétés privées des outils de sécurité routière ?"

Un système de radar embarqué présenté à Evreux (Eure), le 24 février 2017.
Un système de radar embarqué présenté à Evreux (Eure), le 24 février 2017. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Le délégué général de 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray, a affirmé vendredi sur franceinfo que "la mission de sécurité" doit être "attribuée aux forces de l'ordre".

Les premières voitures-radar conduites par un conducteur privé seront présentées à Évreux (Eure) vendredi 20 avril. Cinq d'entre elles commenceront à verbaliser à partir de lundi dans ce département avant une généralisation sur tout le territoire annoncée pour mi-2019. "Est-ce qu'on est d'accord pour mettre entre les mains de sociétés privées des outils de sécurité routière ?", s'interroge sur franceinfo Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d'automobilistes. Cette association a déposé un recours au Conseil d'État.

"La privatisation, ça ne marche pas"

"Le débat va largement au-delà de savoir si on est pour ou contre les radars", poursuit-il. Même si ces véhicules seront sous le contrôle de l'État, "la privatisation, ça ne marche pas, affirme Pierre Chasseray. La mission de sécurité est attribuée aux forces de l'ordre, c'est ce qu'on considère à 40 millions d'automobilistes".

"Dans chaque société, il peut y avoir des dérives potentielles, il suffit de regarder ce qui s'est passé récemment avec le stationnement, avec d'autres sociétés qui ont obtenu cette délégation de service public", avance le délégué général de l'association.