VIDEO. Pour vendre la limite de vitesse à 80 km/h, Edouard Philippe raconte son propre excès de vitesse à 150 km/h sur l'autoroute

Le Premier ministre Edouard Philippe à la sortie du Conseil des ministres, à l\'Elysée, le 9 août 2017.
Le Premier ministre Edouard Philippe à la sortie du Conseil des ministres, à l'Elysée, le 9 août 2017. (MAXPPP)

Lorsqu'il était maire du Havre et député, le Premier ministre avait été contrôlé à plus de 150 km/h sur une autoroute limitée à 110 km/h, et rendu publique sa sanction dans un communiqué.

En interpellant Edouard Philippe à la fin d'un Facebook Live au sujet des nouvelles mesures pour la sécurité routière, mardi 9 janvier, Jean-Marie, un internaute, pensait peut-être mettre le Premier ministre dans l'embarras : il l'a interrogé au sujet d'un excès de vitesse commis en 2015 par celui qui venait d'annoncer la réduction de la limite de vitesse sur les routes secondaires, de 90 à 80 km/h. Une tentative manifestement ratée, puisqu'Edouard Philippe a entrepris, pour défendre sa mesure, de raconter cet épisode embarrassant. Une séquence qui commence à 24'45 dans cette vidéo.

"Je ne l'ai jamais caché"

En 2015, il avait été flashé à "153 km/h ou à 154", se souvient-il, sur une portion d'autoroute limitée à 110 km/h, dans l'Eure. "Les gendarmes, à l'occasion d'un contrôle, m'ont arrêté", poursuit le Premier ministre, qui s'est vu retirer son véhicule, a dû payer une amende, et a écopé d'une suspension de permis et d'un retrait de points. "J'ai dû prendre un taxi pour rentrer chez moi", raconte celui qui était alors maire du Havre et député.

"Vous étiez un dangereux criminel à l'époque, et depuis vous avez été touché par la grâce", ironise l'internaute dans sa question. "J'ai été dans la même situation que beaucoup de Français", réplique le Premier ministre, "qui à un moment ont fait soit preuve d'inattention, soit peut-être d'inconscience, en roulant trop vite".

"Je ne l'ai jamais caché, c'est moi qui l'ai rendu public", rappelle Edouard Philippe. En effet, il avait publié un communiqué, notamment repris par le journal local Paris Normandie, "en disant 'voilà, je n'ai pas respecté la loi'. Et à l'époque, j'ai même dit d'ailleurs que je pensais que la sécurité routière était importante et qu'il fallait être extrêmement rigoureux." Ce qui, estime le Premier ministre, montre qu'il n'est "pas du tout incohérent avec ce qu['il] peu[t] dire aujourd'hui".