Limitation de la vitesse à 80 km/h : le gouvernement va réfléchir à une application moins "brutale"

Une voiture passe devant un panneau de limitation de la vitesse à 80 km/h, le 21 avril 2019 à L\'Isle-sur-le-Doubs.
Une voiture passe devant un panneau de limitation de la vitesse à 80 km/h, le 21 avril 2019 à L'Isle-sur-le-Doubs. (LIONEL VADAM / MAXPPP)

Selon la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, la question sera "sans doute" abordée lundi, lors d'un séminaire gouvernemental.

La limitation de la vitesse à 80 km/h continue de préoccuper l'exécutif. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a indiqué, dimanche 28 avril, que le sujet serait "sans doute" abordé lundi, lors d'un séminaire gouvernemental, prévu à partir de 9 heures. L'objectif de cette journée est de "discuter des mesures, de la méthode, du calendrier, donc de toute la mise en œuvre opérationnelle des annonces du président".

Interrogée sur le silence du président de la République sur la question de la limitation de la vitesse à 80 km/h, lors de sa conférence de presse de mercredi, Sibeth Ndiaye a considéré sur BFMTV que "ce sera sans doute un des sujets qui sera abordé sur la manière dont on peut faire en sorte qu'il n'y ait pas une application brutale, uniforme sur l'ensemble du territoire". Elle a également appelé à ce "qu'on puisse regarder au cas par cas, comment est-ce que les choses peuvent être adaptées, avec toujours le souci de faire en sorte qu'il y ait moins de tués".

Une application "peut-être plus souple"

Sibeth Ndiaye a rappelé que le président de la République et le Premier ministre avaient "indiqué qu'il fallait voir comment est-ce qu'on pouvait, en discutant avec les élus, faire en sorte qu'il y ait une application qui soit peut-être plus souple ou, en tout cas, qui soit plus adaptée aux réalités du terrain".

Depuis juillet 2018, la vitesse maximale a été abaissée de 90 à 80 km/ sur 400 000 kilomètres de routes secondaires, une mesure toujours largement controversée. Selon la Sécurité routière, elle a toutefois permis d'"atténuer" la hausse de la mortalité sur la route.

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