La Haute-Marne relèvera la limitation de vitesse à 90 km/h, dès jeudi, sur 200 km de départementales

Des panneaux de limitation de vitesse à 90 km/h seront de retour, le 9 janvier 2020, sur certaines routes départementales de Haute-Marne. 
Des panneaux de limitation de vitesse à 90 km/h seront de retour, le 9 janvier 2020, sur certaines routes départementales de Haute-Marne.  (MAXPPP)

Sont concernés les 200 premiers kilomètres d'un programme qui couvrira en tout, dès la fin de la semaine, 476 kilomètres de routes départementales, d'anciennes nationales pour l'essentiel.

Des panneaux de limitation de vitesse à 90 km/h seront de retour, jeudi 9 janvier, sur certaines routes départementales de Haute-Marne, a annoncé mercredi le président LR du conseil départemental, Nicolas Lacroix. Même si la règle des 80 km/h reste valable sur le territoire national, les départements qui le souhaitent peuvent désormais repasser à 90 km/h sur certains tronçons de route. Nicolas Lacroix n'a pas attendu l'avis consultatif de la commission départementale de sécurité routière, qui se réunissait mercredi à Chaumont, pour annoncer sa décision, et rappelle avoir remis à l'administration le rapport d'accidentologie obligatoire.

"Ici, la voiture c'est la vie" 

Ce retour aux 90 km/h, le premier en France selon lui, concerne une partie seulement des départementales de Haute-Marne : il s'agit des 200 premiers kilomètres d'un programme qui couvrira en tout, dès la fin de la semaine, 476 kilomètres de routes départementales, d'anciennes nationales pour l'essentiel.

"Ce retour aux 90 km/h a un coût de l'ordre de 100 000 euros", estime Nicolas Lacroix. "Cet investissement va durer longtemps et ne pèse pas grand-chose par rapport aux 30 millions d'euros de notre budget voirie, pour beaucoup consacré à l'entretien des routes", ajoute-t-il. Le président du conseil départemental se défend d'avoir pris une décision populiste dans un département où le mouvement des "gilets jaunes" avaient été particulièrement actif. "Ici, la voiture c'est la vie. Perdre son permis, c'est risquer de perdre son emploi", justifie-t-il d'autant plus que "dans le département, on n'a pas vu d'amélioration en matière d'accidentologie depuis les 80 km/h".

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