Les recettes des radars automatiques ont reculé en 2018, une première en quinze ans

Un radar dégradé avec de la peinture jaune, le 9 janvier 2019, à Pleurtuit (Ille-et-Vilaine).
Un radar dégradé avec de la peinture jaune, le 9 janvier 2019, à Pleurtuit (Ille-et-Vilaine). (DAMIEN MEYER / AFP)

Cette baisse s'explique notamment par "la destruction du parc de radars", fin 2018, dans le cadre du mouvement des "gilets jaunes".

C'est du jamais-vu depuis la mise en place des radars automatiques en 2003. Les recettes générées par ces derniers ont baissé en 2018, avec 864,4 millions d'euros perçus, a annoncé, lundi 14 octobre, le ministère de l'Intérieur. En 2017, le montant des amendes forfaitaires et majorées avait dépassé pour la première fois la barre symbolique du milliard d'euros (1,013 milliard).

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, y voit l'effet, "avec un décalage", de l'obligation donnée à l'employeur, depuis le 1er janvier 2017, de dénoncer ses salariés coupables d'infractions routières. La baisse s'explique aussi par "la destruction du parc de radars", fin 2018, dans le contexte contestaraire des "gilets jaunes". La Sécurité routière estimait, en août, à 300 millions d'euros le manque à gagner en contraventions depuis le début du mouvement social.

Sur le total des 864,4 millions d'euros de recettes, 20,9% ont été consacrés au désendettement de l'Etat. Les 79,1% restants ont financé la lutte contre l'insécurité routière, notamment l'entretien et la modernisation du réseau routier.

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