VIDEO. Salon de l’agriculture : petit guide à l’usage des candidats à la présidentielle

FRANCEINFO

Le Salon de l'agriculture ouvre ses portes samedi à Paris. Franceinfo a listé les choses à faire, et ne pas faire, lorsque l'on est en campagne.

Passage obligé pour tous les candidats à la présidentielle, le Salon de l'agriculture ouvre ses portes, samedi 25 février au 5 mars, à Paris. Un exercice qui n'est pas sans pièges pour celui ou celle qui rêve de convaincre l'électorat agricole. 

En fouillant dans ses archives, franceinfo a justement concocté un petit guide à l'usage des Macron, Mélenchon, Fillon et autres Hamon ou Le Pen.

Se référer au maître en la matière : Jacques Chirac

C'est LE grand spécialiste de l'exercice. L'ancien chef d'Etat n'a manqué qu'une seule fois le Salon de l'agriculture entre 1972 et 2011 : en 1979, après son accident de voiture. Ovationné dans les allées, il est cité en exemple par ses successeurs, comme Dominique de Villepin en 2011. On le voit caresser une vache qui a déjà croisé la route de Jacques Chirac. "Bon bah, voilà, Chirac l'a caressée celle-là. Ça porte chance", blague l'ancien Premier ministre. De la chance ? Pas vraiment, puisqu'il ne parviendra pas à réaliser son rêve, incapable de réunir les 500 signatures avant l'élection de 2012. 

Déguster les vins, mais pas en abuser

La tentation est grande de se laisser aller. En 2015, Manuel Valls en fait l'expérience. Le Premier ministre, très détendu, a régulièrement cherché son ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, pour partager un verre. "Je commence à faire le tour des produits gastronomiques. Les vins, notamment, mais pas seulement. Le plus important, c’est de tenir le cap", avouera Manuel Valls en direct sur France 3. 

Glisser quelques tacles à ses adversaires

Inaugurant son premier Salon de l’agriculture comme chef de l'Etat, François Hollande ne s'est pas privé de tacler celui qu'il avait battu dix mois plus tôt au second tour de la présidentielle. A la remarque d'un enfant - "moi je n'ai jamais vu Nicolas Sarkozy !" - le président répond du tac au tac : "Ah bah, tu le verras plus", suscitant l'hilarité de son entourage.

Prendre de la hauteur

Pas question de faire comme les autres pour François Bayrou. Lui, l'éleveur de chevaux, n'est pas un homme politique ignorant tout du quotidien des agriculteurs. Et il aime marquer sa différence. En 2015, il a tenu à rappeler qu'il n'était pas là "pour flatter la croupe des vaches", car l'agriculture, "c'est ma vie"

S’habiller léger

C'est une règle de base : ne pas trop se couvrir dans les allées surchauffées du Salon de l'agriculture. En 2007, Marine Le Pen en a fait l'expérience. Assaillie dès son arrivée, elle a immédiatement laissé tomber la veste et remonté ses manches pour affronter la foule de visiteurs, d'agriculteurs, mais, surtout, de journalistes. 

Rester courtois

Pas simple de se maîtriser, surtout lorsqu'on est aussi impulsif que Nicolas Sarkozy. Alors qu'il salue des visiteurs, celui qui est alors président de la République tombe sur un récalcitrant. "Ah non, touche-moi pas, lâche celui-ci. "Tu me salis." Réponse tendue de Nicolas Sarkozy : "Casse-toi alors, pauvre con !" Début 2016, il reviendra sur cet épisode qui l'a suivi tout au long de son quinquennat, et formulera des regrets. 

S’y connaître en animaux

Nicolas Sarkozy est peut-être impulsif, mais il sait faire la différence entre une vache et un taureau. "C’est pas une vache, mais un taureau", s'amuse, en 2007, le président de la République après la présentation d'un éleveur étourdi. "C’est pas grave. Mais vous pourriez avoir une surprise si vous la prenez pour une vache", continue Nicolas Sarkozy, fier de sa blague.

Avoir le cœur bien accroché

En 2013, Marine Le Pen déguste un rhum qu'on lui propose sur un stand. Mais visiblement, la candidate du Front national ne s'attendait pas à une boisson aussi corsée. Incapable de parler, c'est un râle qui s'échappe de sa bouche. 

Eviter les comparaisons douteuses

C'est sans doute la comparaison la plus inattendue. En 2007, François Fillon tacle François Bayrou et son tracteur. "On ne va pas choisir le président de la République en fonction de la taille de son tracteur, lance celui qui est désormais candidat en 2017. Sinon, moi, j'ai un tracteur plus gros que celui de François Bayrou." 

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