Affaire Leonarda : la famille dépose un recours contre son expulsion

Leonarda Dibrani, collégienne rom kosovare expulsée de France, répond aux questions des journalistes, le 20 octobre 2013 à Mitrovica (Kosovo). 
Leonarda Dibrani, collégienne rom kosovare expulsée de France, répond aux questions des journalistes, le 20 octobre 2013 à Mitrovica (Kosovo).  (ARMEND NIMANI / AFP)

L'avocate des parents de la collégienne kosovare a déposé un recours afin d'obtenir l'annulation, pour la famille, de l'obligation de quitter le territoire français.

L'avocate de la famille de Leonarda Dibrani ne veut pas baisser les bras. Brigitte Bertin a déposé, lundi 28 octobre avant minuit, un recours devant le tribunal administratif de Besançon (Doubs), pour demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) dont font l'objet les parents de la collégienne rom, expulsée au Kosovo, le pays où est né son père. Selon RTL, ce recours concerne la mère et les enfants de la famille Dibrani. Un autre, visant le père, est à l'étude. 

"Le recours met en avant que les enfants (...) ont fait des progrès importants depuis leur arrivée en France, il y a presque cinq ans. Ils sont bien plus scolarisés en France qu'ils ne l'étaient en Italie", fait savoir Brigitte Bertin, avocate au barreau de Besançon. Le rapport d'enquête sur l'expulsion de Leonarda pointait toutefois "des absences répétées des enfants" à l'école ou au collège (Leonarda a ainsi été absente plus d'un jour sur deux en septembre 2013). "Le parcours de vie des enfants a été marqué par une grande instabilité, alors que leur séjour en France leur a apporté stabilité et scolarisation", estime pourtant l'avocate.

"Il est déjà arrivé que, suite à des annulations, des étrangers expulsés rentrent en France", assure-t-elle sur RTL. Elle compte ainsi s'appuyer sur une décision de la cour administrative d'appel de Versailles. Un homme originaire de Bosnie-Herzégovine avait été régularisé car les conditions de vie de ses deux enfants étaient meilleures en France que dans les pays où ils vivaient antérieurement. Pour Fabrice Riceputi, membre de Réseau éducation sans frontières (RESF), ce recours est "symboliquement extrêmement important".

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