Leonarda : Ayrault en première ligne

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors de la séance de questions au gouvernment à l\'Assemblée nationale, à Paris, le 22 octobre 2013.
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors de la séance de questions au gouvernment à l'Assemblée nationale, à Paris, le 22 octobre 2013. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Le Premier ministre a répondu trois fois, mardi, sur l'expulsion de la collégienne de 15 ans lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale.

L'affaire Leonarda a malmené le sommet de l'Etat ces derniers jours, notamment à cause des différentes déclarations des membres du gouvernement. L'expulsion de la collégienne de 15 ans a animé la traditionnelle séance de questions d'actualité, mardi 22 octobre, à l'Assemblée nationale. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, est montré en première ligne, répondant à trois questions sur le sujet. Francetv info détaille ses interventions.

1Il faut "passer de l'émotionnel au rationnel"

Le député UMP Eric Ciotti a interpellé le locataire de Matignon, affirmant que les Français assistaient à un "psychodrame qui agite la majorité et le gouvernement." 

La réponse du Premier ministre ne s'est pas fait attendre. Pour Jean-Marc Ayrault, "il est de bon conseil de passer de l'émotionnel au rationnel, de passer des calculs politiciens aux principes de la République." Les dispositions prises par son gouvernement et son ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, devraient suffire à clore le débat, a-t-il estimé. Avant de préciser : "L'école protège et doit protéger les enfants quels qu'ils soient, rien d'autre n'a été rappelé."

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2"Arrêtons cette exploitation politicienne"

Jean-Marc Ayrault a ensuite été interpellé par le député UMP Xavier Bertrand. L'ancien ministre de la Santé de Nicolas Sarkozy a accusé le président de la République "d'abaisser la fonction présidentielle", après son allocution de samedi.

"Quand on surjoue, il faut être très bon pour être excellent. Mais vous avez été tellement compliqué, confus, dans votre propos que je vous plains", a rétorqué le chef du gouvernement, avant de lancer : "Arrêtons cette exploitation politicienne d'un drame familial."

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3"Aucun doute" sur la confiance de la majorité

Le Premier ministre a ensuite répondu, sur le fond, au chef de file des députés UMP. Christian Jacob avait réclamé un vote de confiance à l'Assemblée pour vérifier que "la majorité, qui explose, (...) suit toujours" Jean-Marc Ayrault.

Le chef du gouvernement a déclaré : "La confiance, je n'ai aucun doute, je la recevrai à une large majorité lors du vote sur le budget", qui devait intervenir juste après la séance.

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L'exécutif a, effectivement, fait le plein de voix socialistes. Le projet de budget a été adopté par 316 voix pour, sachant que le PS dispose de 292 députés dans l'hémicycle.

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