Rennes, Nantes... Après Paris, les Nuits debout se multiplient en France

(Nuit Debout sur l'esplanade De gaulle à Rennes © MaxPPP)

Plusieurs centaines de jeunes, et moins jeunes, ont débuté ce mardi à Nantes et à Rennes leurs premières Nuit debout pour protester contre le projet de loi sur le travail, à l'image de celles entamées depuis jeudi dernier à Paris.

 A Toulouse, Strasbourg, Rennes, ou encore Lyon : le mouvement Nuit debout s'étend ce soir à une vingtaine de villes de provinces. Des manifestants qui, au-delà de l'opposition à la réforme du code du travail, veulent créer disent-ils un "sursaut citoyen".

A LIRE AUSSI ►►► La mobilisation en France après une sixième Nuit debout

  

Ce mardi à  Nantes quelque 300 personnes sont réunies en cercle et dans le calme vers 19h place du Bouffay en début de soirée. Après une manifestation ponctuée de heurts intenses et de nombreuses dégradations en ville, un hélicoptère continue à les survoler. 

Deux, puis trois tentes sont montées. A Rennes, après une journée agitée, avec une nouvelle occupation des voies SNCF, la troisième en trois semaines, ce sont quelques 200 personnes qui sont rassemblées en début de soirée, en rond sur l'immense esplanade Charles de Gaulle, au centre de la ville de Rennes. 

 

Le rassemblement a été interdit dans le centre historique, où il y devait initialement avoir lieu. "Ce qui est effectivement interdit, c'est un rassemblement dans le centre historique et notamment devant le Parlement de Bretagne. Tout le monde se rappelle que ce Parlement avait été détruit il y a 20 ans par un incendie provoqué dans le cadre d'une manifestation", a affirmé le préfet de Bretagne Patrick Strzoda, précisant que l'esplanade Charles de Gaulle était "à proximité du centre historique" de Rennes.

 

Le préfet a par ailleurs annoncé que huit "casseurs" avaient été interpellés ce mardi à l'issue d'une manifestation contre la loi Travail. Selon lui, "150 manifestants radicaux" ont tenté de vandaliser une supérette dans le centre-ville de Rennes, mais l'intervention de la police "a permis de l'éviter". Patrick Strzoda a souligné que personne n'avait été blessé et qu'aucune "dégradation majeure" n'avait été enregistrée.

  

 A Lyon, les manifestants étaient environ 1.500. Le cortège s'est finalement dispersé dans le calme, comme l'a été la manifestation, même si le début de cortège aurait pu laisser présager d'incidents à cause de la présence de personnes cagoulées.

A Paris, enfin, des centaines de personnes ont occupé dans la nuit de lundi à mardi la place de la République à Paris pour la cinquième fois consécutive avec l'intention d'élargir les revendications et de créer un "sursaut citoyen".

 

Vous êtes à nouveau en ligne