VIDEO. "C'est une honte, elle s'est mise toute nue !" : une femme perturbe la manifestation contre l'islamophobie

Une femme avec le slogan \"Ne bradons pas la laïcité\" lors de la manifestation contre l\'islamophobie, le 10 novembre 2019 à Paris.
Une femme avec le slogan "Ne bradons pas la laïcité" lors de la manifestation contre l'islamophobie, le 10 novembre 2019 à Paris. (BENJAMIN ILLY / FRANCE INFO / RADIO FRANCE)

Quelque 13 500 personnes ont marché dimanche à Paris, pour dire non à l'islamophobie. 

Une fausse note au départ Gare du Nord : une femme torse nu fait irruption dans le cortège de la manifestation contre l'islamophobie, dimanche 10 novembre à Paris. Sur sa poitrine, elle a écrit ces mots : "Ne bradons pas la laïcité". Elle crie "Vive Charlie !" Sur leur page Facebook, les Femen parlent d'une activiste qui a agi de manière indépendante, sans leur accord, sans leur soutien.

"C'est une provocation mais ce n'est pas grave"

"C'est une honte, elle s'est mise toute nue. Les musulmans ne font pas ça !" s'emporte une femme. "C'est une provocation mais ce n'est pas grave, tout le monde peut s'exprimer", tempère un homme. "Nous continuerons jusqu'au bout", poursuit une manifestante.

"C'est une marche historique pour dire stop à l'islamophobie !" se réjouit une oratrice au micro. Quelque 13 500 personnes ont marché dans la capitale, selon un comptage réalisé par le cabinet Occurence pour un collectif de médias, dont franceinfo. Beaucoup de femmes dans le cortège, parfois voilées, parfois avec des foulards bleu blanc rouge. "Je suis française. Je le porte fièrement", dit l'une. "Personnellement, je viens de le mettre il n'y a pas longtemps, explique cette jeune femme. J'ai 16 ans. Tout ce que je vois, c'est juste le regard des gens. C'est mon seul problème. Personne ne m'a forcée à le mettre. On est là contre l'islamophobie, on n'est pas là contre la laïcité !" Les orateurs qui se relaient au mico déplorent "une laïcité dévoyée, détournée contre les musulmans et surtout les musulmanes."

Les organisateurs de la marche demandent au gouvernement de lancer un plan contre l'islamophobie. Ils promettent de revenir. Ils veulent croire au début d'un mouvement : "Nous nous sommes réveillés, plus personne ne pourra nous rendormir". 

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