Le Sénat évaluera les annonces d'Emmanuel Macron sur la lutte contre le "séparatisme religieux"

Le président de la République, Emmanuel Macron, lors de son discours sur la \"reconquête républicaine\" et la lutte contre le \"séparatisme religieux\", le 18 février 2020 à Mulhouse (Haut-Rhin). 
Le président de la République, Emmanuel Macron, lors de son discours sur la "reconquête républicaine" et la lutte contre le "séparatisme religieux", le 18 février 2020 à Mulhouse (Haut-Rhin).  (SEBASTIEN BOZON / AFP)

"Au cours des prochains mois", une commission d'enquête du Sénat "suivra la mise en oeuvre des annonces présidentielles et en fera l'évaluation, avant de présenter son analyse et ses préconisations mi-mai". 

La commission d'enquête du Sénat sur la radicalisation islamiste, créée en novembre, "suivra la mise en oeuvre" des annonces d'Emmanuel Macron sur le "séparatisme religieux" et "en fera l'évaluation", a-t-elle annoncé dans un communiqué, mercredi 19 février. 

La commission d'enquête "sur les réponses apportées par les autorités publiques au développement de la radicalisation islamiste et les moyens de la combattre" a été mise en place en novembre pour six mois, à la demande du groupe Les Républicains. "Au cours des prochains mois", elle "suivra la mise en oeuvre des annonces présidentielles et en fera l'évaluation avant de présenter son analyse et ses préconisations mi-mai".

Cette commission, présidée par Nathalie Delattre (RDSE à majorité radicale) et dont la rapporteure est Jacqueline Eustache-Brinio (LR), entendra Frédéric Rose, secrétaire général du comité interministériel de Prévention de la Délinquance et de la Radicalisation. Ce dernier sera chargé de la mise en oeuvre des mesures annoncées mardi à Mulhouse par le président de la République, a précisé la commission. 

Lutter contre les "influences étrangères" sur l'islam en France

Décidé à lutter contre le "séparatisme islamiste", Emmanuel Macron a annoncé une série de mesures contre les "influences étrangères" sur l'islam en France, allant des imams étrangers au financement des mosquées.

Le chef de l'Etat a notamment déclaré que la France cesserait d'accueillir des "imams détachés" envoyés par d'autres pays, comme la Turquie et l'Algérie, tout en augmentant le nombre d'imams formés en France. Il a également annoncé un contrôle renforcé des financements étrangers des lieux de culte, afin de pouvoir bloquer des projets suspects.

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