REPLAY. Revivez le discours et les annonces d'Emmanuel Macron sur les "séparatismes" et la laïcité

Le chef de l'Etat a présenté les grandes lignes de la stratégie "La République en actes", qui vise à la fois à "défendre la République et ses valeurs et à lui faire respecter ses promesses d'égalité et d'émancipation".

Depuis la ville des Mureaux, dans les Yvelines, Emmanuel Macron a présenté vendredi 2 octobre son plan d'action pour lutter contre les "séparatismes". Le chef de l'Etat a dévoilé les grandes lignes de la stratégie "La République en actes", qui vise à la fois à "défendre la République et ses valeurs et à lui faire respecter ses promesses d'égalité et d'émancipation", selon l'Elysée. Un projet de loi sera débattu en Conseil des ministres le 9 décembre puis discuté au Parlement au premier semestre 2021.

Nouvelles règles pour l'école. L'instruction scolaire à domicile sera, à partir de la rentrée 2021, "strictement limitée, notamment aux impératifs de santé". Elle deviendra donc obligatoire au sein de l'école dès l'âge de 3 ans.

L'obligation de "neutralité" étendue aux délégataires du service public. "L'obligation de neutralité sera applicable aux agents publics dans le cadre, évidemment, de leur action. Mais surtout, elle sera étendue aux salariés des entreprises délégataires, ce qui n'était pas clairement le cas jusqu'alors", a annoncé le président.

Fin du système des "imams détachés" formés à l'étranger. "Nous allons nous mêmes former nos imams et palsmodieurs en France, et donc nous devons détacher ce lien qui est celui qu'on nomme de l'islam consulaire", a détaillé le chef de l’Etat. Les imams seront formés avec des formations labellisées, devront être certifiés et devront signer une charte dont le non-respect entraînera leur révocation.

Un "plan de relance" pour l'émancipation "de nos quartiers". Le président de la République a annoncé qu'une partie du plan de relance sera consacrée "à ces quartiers de la République". "Arrêtons de traiter une partie de notre jeunesse ou de nos citoyens comme des consommables ou au fonds des simples récipiendaires de politiques publiques. Ils veulent le faire, ils veulent l'excellence. Ils veulent qu'on leur laisse la chance de réussir", a-t-il ajouté.

Les motifs de dissolution des associations étendus. Jusqu'ici, ces motifs étaient "très limités, limités aux faits de prisme, de racisme et d'antisémitisme". "Ils seront étendus à d'autres motifs, comme les faits d'atteinte à la dignité de la personne ou de pressions psychologiques ou physiques", a révélé Emmanuel Macron.

Accentuation de la lutte contre la radicalisation. "Dès la fin 2017, des plans de lutte contre la radicalisation impliquant l'ensemble de l'Etat ont été déployés à bas bruit dans 15 quartiers de manière extrêmement confidentielle, pour avoir des méthodes les plus efficaces", a assuré le président.

"Nous avons nous-même construit notre propre séparatisme." "C'est celui de nos quartiers, c'est la ghettoïsation que notre République a laissé faire, a déclaré le président lors de son discours. Nous avons concentré la population en fonction de leurs origines, de leurs milieux sociaux." 

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