Plus de 4 300 chrétiens ont été tués dans le monde en 2018

Des catholiques manifestent contre les assassinats, le 22 mai 2018 à Lagos (Nigeria).
Des catholiques manifestent contre les assassinats, le 22 mai 2018 à Lagos (Nigeria). (ADEKUNLE AJAYI / NURPHOTO / AFP)

Cet index mondial de la persécution des chrétiens, toutes obédiences confondues,  est établi chaque année par l'organisation non gouvernementale protestante Portes ouvertes.

Les violences et les persécutions contre les chrétiens ont de nouveau progressé en un an. Le nombre de chrétiens tués dans le monde est passé de 3 066 à 4 305 entre novembre 2017 et octobre 2018, soit une hausse de 40%, selon l'organisation non gouvernementale protestante Portes ouvertes, qui publie mercredi 16 janvier  son index 2019 des 50 pays où les "chrétiens sont le plus persécutés".

Au total, 90% des chrétiens tués en 2018 dans le monde l'ont été au Nigeria (3 731 morts sur le sol nigérian, contre 2 000 en 2017). Dans ce pays, "les chrétiens font face à une double menace", le groupe jihadiste Boko Haram et les éleveurs peuls, note l'ONG.

Dans le monde, 245 millions de chrétiens persécutés

Au total, 245 millions de chrétiens – catholiques, orthodoxes, protestants, baptistes, évangéliques, pentecôtistes, chrétiens expatriés, convertis – sont persécutés, soit "1 chrétien sur 9", contre 1 sur 12 l'année dernière, ajoute l'organisation. 

La Corée du Nord figure – comme les années précédentes – en tête de ce classement annuel, même s'il n'est pas possible de connaître, faute de "données fiables", le nombre de morts dans ce pays. L'ONG relève pour autant que "des dizaines de milliers de chrétiens [y] sont enfermés dans des camps de travaux forcés". Suivent l'Afghanistan, la Somalie, la Libye, le Pakistan, le Soudan, l'Erythrée, le Yémen, l'Iran, l'Inde, la Syrie.

Le niveau de persécutions augmente ou reste à un niveau très élevé dans la plupart des pays entourant la zone saharienne, Libye, Somalie, Erythrée, Centrafrique, Mauritanie, Soudan, Mali ou Algérie. Ce dernier pays est crédité de la plus forte progression de l’index, passant en un an de la 42e place à la 22e et d'un total de 58 points à 70. Si la violence contre les chrétiens y reste contenue, les discriminations dans la sphère ecclésiale, sociale et familiale y sont pointées du doigt.

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