VIDEO. Scandale de pédophilie : "Il va falloir que l'Eglise se remette vraiment en question", insiste une victime

ETIENNE PRIGENT / FRANCE 2

France 2 a interrogé François Devaux, le président de l'association La parole libérée, qui défend des victimes d'attouchements pédophiles. 

Pas convaincu, François Devaux. Interrogé par France 2, mardi 15 mars, le président de La parole libérée (l'association de victimes du prêtre Bernard Preynat) a réagi à la défense du cardinal Barbarin, accusé d'avoir tu les agissements de certains prêtres du diocèse de Lyon. Et pour lui, "il va falloir que l'Eglise [catholique] se remette vraiment en question", en raison du scandale de pédophilie qui la secoue. 

"Il y a des lois canoniques, mais elles viennent après"

François Devaux a aussi commenté la maladresse de l'archevêque de Lyon, lequel a déclaré "grâce à Dieu, les faits sont prescrits", avant de se corriger. "Vraisemblablement, on est quatre plaignants pour lesquels il n'y a pas prescription. Ce n'est pas au cardinal Barbarin de dire ce qui est prescrit et ce qui ne l'est pas", s'agace le président de l'association. "Il y a des lois canoniques, mais elles viennent après les lois du pays", insiste-t-il encore. 

Pour François Devaux, le cardinal Barbarin pourrait régler cette affaire "en un claquement de doigts" : "Il suffirait de dire, simplement : 'Je me suis trompé'". Mardi, lors d'une conférence de presse, l'archevêque de Lyon a démenti avoir couvert des faits de pédophilie commis par des prêtres. 

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