"Mon client est-il poursuivi pour lui-même ou comme l'incarnation de l'Eglise ?", plaide l'avocat du cardinal Barbarin à son procès

L\'archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, au tribunal correctionnel de Lyon (Rhône), le 7 janvier 2019.
L'archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, au tribunal correctionnel de Lyon (Rhône), le 7 janvier 2019. (JEFF PACHOUD / AFP)

Mercredi, la procureure adjointe Charlotte Trabut n'a requis aucune condamnation pour les six accusés.

Quatrième et dernier jour, jeudi 10 janvier, au procès du cardinal Philippe Barbarin et de cinq anciens membres du diocèse de Lyon, jugées pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles d'un prêtre. En fin de matinée, l'heure était à la plaidoirie de Jean-Félix Luciani, avocat de l'archevêque de Lyon. "Répond-il aujourd'hui de faute pénale ou d'erreur dans la manière de gouverner son diocèse ? Monsieur Barbarin est-il poursuivi pour lui-même ou comme incarnation d'une Eglise ?", a-t-il entamé.

  Aucune condamnation requise. La procureure adjointe Charlotte Trabut n'a requis mercredi aucune condamnation au procès du cardinal Philippe Barbarin et de cinq anciens membres du diocèse de Lyon.

 "Pourquoi m'a-t-il choisi moi ?". Mardi, Christian Burdet, 53 ans, a ému le tribunal en racontant comment il avait gardé pendant près de quarante ans le secret des actes sexuels que lui avait fait subir le père Preynat.

"Franchement, je ne vois pas de quoi je suis coupable". Au premier jour de son procès, le cardinal Barbarin s'est défendu d'avoir cherché à caché des "actes horribles".

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