Pédophilie dans l'Église : le procès Barbarin, une première à ce niveau de responsabilité

En duplex depuis le tribunal de Lyon (Rhône), le journaliste Clément Weill-Raynal fait le point sur le procès du cardinal Barbarin, qui comparaît lundi 7 janvier pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs par le père Preynat.

Le procès du cardinal Barbarin, qui s'est ouvert lundi 7 janvier, est inédit. "Inédit, oui, en tout cas à ce niveau de responsabilité, puisque le cardinal Barbarin, archevêque de Lyon, primat des Gaules, est le 2e personnage en importance dans l'Église de France. Je vous rappelle que deux évêques ont déjà été condamnés, celui de Bayeux (Calvados) en 2001, et celui d'Orléans (Loiret) l'an dernier, précisément pour ne pas avoir dénoncé les turpitudes pédophiles des prêtres qui étaient placés sous leur autorité", explique le journaliste Clément Weill-Raynal, en duplex depuis le tribunal correctionnel de Lyon (Rhône).

Un procès suivi de près par le Vatican

"Il n'en reste pas moins que le procès de Mgr Barbarin est d'une tout autre dimension. Je peux vous dire qu'il est suivi attentivement en très hauts lieux, y compris au Vatican. De son côté, Mgr Barbarin, ici dans la salle d'audience, plaide non coupable sur le plan pénal, même s'il reconnait un manque de vigilance, une faute de gouvernance. Au-delà de la personne du cardinal Barbarin, l'Église catholique dit aujourd'hui, après des années de tergiversations, avoir pris la pleine mesure du problème des prêtres pédophiles. De tout ça, il va être question lors des trois jours de procès", conclut-il.

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