Mgr Dubost, nouvel administrateur apostolique du diocèse de Lyon en remplacement du cardinal Barbarin

Mgr Dubost à Paris le 26 septembre 2014
Mgr Dubost à Paris le 26 septembre 2014 (VINCENT ISORE / MAXPPP)

Un changement provisoire en attendant le jugement du cardinal Barbarin, le 28 novembre.

Trois mois après la mise en retrait du cardinal Barbarin, condamné à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d'abus sexuels, le Vatican vient de nommer l'ancien évêque d'Évry, Michel Dubost, au poste "d'administrateur apostolique".

Depuis le mois de mars, le diocèse de Lyon avait été confié à un vicaire général, le père Yves Baumgarten. Cette organisation était provisoire, et une partie des prêtres du diocèse souhaitaient d'ailleurs qu'une solution plus pérenne soit trouvée. Monseigneur Dubost aura dorénavant tous les pouvoirs, en matière de gouvernance, au sein du diocèse lyonnais.

Le cardinal Barbarin ne s'efface pas

Alors qu'il avait évoqué l'idée d'un séjour dans un monastère, après sa condamnation, le cardinal Barbarin est en fait toujours actif. Au début du mois de juin, il a par exemple assisté, en Ardèche, à la cérémonie fêtant les 50 ans d'une abbaye. 

Il devrait continuer à exercer des activités en dehors du diocèse, comme l'explique Emmanuel Gobiliard, évêque auxiliaire : "Il reste prêtre, il reste évêque, il reste cardinal et il peut répondre à des sollicitations, mais à des sollicitations extérieures au diocèse de Lyon. Il peut tout à fait aller présider une célébration, un pèlerinage, prêcher une retraite, aller au Vatican pour le dialogue inter-religieux. Il peut encore continuer de faire cela, bien sûr." 

Les prêtres du diocèse globalement satisfaits

Les prêtres que franceinfo a contactés sont, pour la plupart, satisfaits de la nomination de Monseigneur Dubost. Christian Delorme, par exemple, avait dénoncé fin mars une situation rendue intenable par le refus du pape d'accepter la démission du cardinal Barbarin. À l'entendre, aujourd'hui, les choses sont rentrées dans l'ordre : "C'est vrai qu'au niveau des gens les plus impliqués, des prêtres ou des laïcs, il n'y avait pas la même appréciation de la responsabilité du cardinal Barbarin. En même temps, je ne pense pas que le diocèse était vraiment déchiré. Néanmoins, il était important qu'on retrouve une autorité. Ça y est, c'est fait, c'est Monseigneur Dubost".

Tous ne font pas cette lecture. Certains prêtres, qui avaient réclamé à l'époque le départ du primat des Gaules ne veulent plus parler, estimant s'être trop exposés. Ils expliquent aussi qu'ils craignent des représailles en cas de relaxe du cardinal Barbarin. Il sera jugé en appel le 28 novembre pour ne pas avoir dénoncé les abus du père Preynat

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