Dordogne: l'ancien curé de Thiviers condamné à trois mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel

Le prêtre condamné a entamé une thérapie avec l\'aide d\'un psychiatre. (illustration)
Le prêtre condamné a entamé une thérapie avec l'aide d'un psychiatre. (illustration) (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

L'ancien curé de la paroisse de Thiviers a été condamné mercredi à trois mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel sur un jeune homme de 22 ans, rapporte France Bleu Périgord.

Il a eu des gestes et des propos déplacés envers sa victime, un jeune homme de 22 ans qu'il hébergeait au presbytère de la commune. L'ancien curé de la paroisse de Thiviers (Dordogne) a été condamné mercredi 19 septembre à trois mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel, rapporte France Bleu Périgord.

Entre fin août et décembre 2017, le prêtre hébergeait ce jeune homme, rencontré dans une salle de sport et dont il a affirmé être "tombé sous le charme". Il s'est lié d'amitié avec ce jeune sans argent, sans logement et sans famille. Mais très vite, le curé a eu des gestes et des propos déplacés.

Jeux érotiques

L'homme d'Eglise lui a notamment proposé des "jeux érotiques" et des massages, tentant de glisser sa main dans son caleçon, lui mordant les fesses, ou lui demandant des "sucettes".

Le prêtre, âgé de 52 ans, y voyait une relation d'amitié et des plaisanteries. Mais pour la victime, il s'agissait de harcèlement sexuel. Le jeune homme a d'ailleurs quitté le presbytère en décembre 2017, après une dispute au sujet de sa petite amie mineure.

Le prêtre a entamé une thérapie

Depuis, le prêtre a quitté ses fonctions et entamé une thérapie avec un psychiatre. Il veut désormais quitter le Périgord.

Lors de l'audience du 29 août dernier, le procureur avait requis une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve. Le tribunal a suivi ces réquisitions, sans retenir la mise à l'épreuve, estimant que le prévenu a entrepris des soins et a "avancé dans sa réflexion sur les faits".

Le curé devra verser également verser 1 000 euros à sa victime au titre du préjudice moral, auxquels s'ajoutent 600 euros d'aide juridictionnelle.

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