Affaire de pédophilie à Lyon : le cardinal Barbarin entendu par la police

Le cardinal Philippe Barbarin, le 15 mars 2016, à Lourdes (Hautes-Pyrénées).
Le cardinal Philippe Barbarin, le 15 mars 2016, à Lourdes (Hautes-Pyrénées). (DDM - RACHEL BARRANCO / MAXPPP)

L'archevêque de Lyon, une des figures de la hiérarchie catholique en France, est convoqué mercredi par la police dans le cadre de deux enquêtes pour non-dénonciation d'agressions pédophiles.

Que savait Philippe Barbarin ? L'archevêque de Lyon (Rhône) est auditionné mercredi 8 juin par la police lyonnaise, afin de faire la lumière sur l'affaire du prêtre lyonnais Bernard Preynat, suspecté d'abus sexuels sur de jeunes scouts catholiques il y a vingt-cinq ans

>> Lire aussi : L'article à lire pour comprendre le scandale de pédophilie dans le diocèse de Lyon

Le cardinal Barbarin, figure de la hiérarchie catholique en France, est arrivé, mercredi vers 8 heures, dans les locaux de la Brigade départementale de protection de la famille, à Lyon. Il a été convoqué pour une audition libre –sans placement en garde à vue– dans le cadre de deux enquêtes préliminaires. Il est mis en cause pour des faits de "non dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs" et de "mise en danger de la vie d'autrui".

Les évêques coupables de "négligence" seront bientôt révocables

La convocation du cardinal, après plusieurs mois de scandale, intervient quatre jours après la publication d'une lettre apostolique dans laquelle le pape a ouvert la voie à la révocation d'évêques coupables de "négligence" dans leurs fonctions face à des cas de pédophilie.

Le cardinal Barbarin assure n'avoir "jamais couvert le moindre acte de pédophilie". Il rappelle être arrivé dans le diocèse de Lyon qu'en 2002, soit onze ans après le dernier fait retenu par la justice contre le prêtre Bernard Preynat.

Décision attendue vendredi

Lors d'une réunion du clergé lyonnais le 25 avril, le cardinal a reconnu "des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres". Il a également demandé pardon aux victimes. Le pape lui a apporté un soutien sans équivoque.

Vendredi, la cour d'appel de Lyon doit se prononcer sur la prescription des faits reprochés à Bernard Preynat. 

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