Religion : ces catholiques qui quittent l'Église

FRANCE 2

En France, plusieurs diocèses reconnaissent une augmentation du nombre de courriers témoignant d'un renoncement d’appartenance à l'Église. 

Michel Bourrelly a épousé en juin 2013 l'homme qui partageait sa vie depuis 30 ans. Les prises de position de l'Église sur le mariage pour tous ont conduit ce Marseillais à écrire au diocèse qui l'avait baptisé à l'âge d'un mois. "Je n'ai pas laissé passer qu'on puisse dire des horreurs sur ce que pouvait être l'amour", témoigne-t-il. Militant de la cause gay, il a renié son baptême il y a cinq ans.

Augmentation des lettres de renoncement à la foi à chaque polémique

C'est aussi le cas d'Alain Tresallet, choqué lui, par les dernières affaires de pédophilie. Combien sont-ils ainsi à vouloir être débaptisés ? L'Église n'a pas de chiffres, mais la fréquentation d'un site qui propose des lettres types augmente à chaque polémique : le mariage pour tous au printemps 2013, cet été, les propos du pape François sur homosexualité et psychiatrie, et les scandales de pédophilie. À Strasbourg (Bas-Rhin), l'archevêché a reçu plus de demandes que d'habitude, sans doute une soixantantaine cette année au lieu d'une quarantaine au maximum.

En France, on est en tout cas loin de l'Argentine. Ils étaient 3 000 à déposer à la conférence épiscopale de Buenos Aires leur lettre de renoncement à la foi. Le Sénat venait de rejeter la légalisation de l'avortement. 

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