VIDEO. "Les Républicains instrumentalisent la question" du burkini "pour progresser dans les sondages", assure Cambadélis


EUROPE 1

Le premier secrétaire du PS a demandé, vendredi sur Europe 1, à Nicolas Sarkozy de "désavouer" les "propos anti-républicains" tenus par le député (LR) Eric Ciotti, qui a affirmé que François Hollande avait été élu en 2012 "grâce à un islam politique".

"La question de l'islam est une des questions posée à la France, elle ne doit pas être la question qui permet de ne pas parler du reste." Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a tenté d'apaiser la polémique autour du burkini, sur Europe 1, vendredi 26 août.

A la question : "Vous voulez dire que la question de l'islam et ses rapports avec la République ou l'islamisme radical n'a pas de place dans la réflexion, que c'est Nicolas Sarkozy qui l'invente ? Vous ne pensez pas que les Français aspirent à la sécurité, au respect de leur histoire, à ce qu'ils sont ?", il a répondu : "Pour cela, nous avons une république, qui est à la fois bienveillante et capable de faire face."

"Vous avez vu le burkini sur trente plages ?"

Le premier secrétaire du PS a également tenté de minimiser les dissonances au sein de l'exécutif concernant les arrêtés anti-burkinis. "Je suis d'accord avec Najat Vallaud-Belkacem [qui s'oppose contrairement à Manuel Valls]. Mais ici, il y a un propos équilibré, qui a été présenté par la ministre. On en fait tout de suite un objet de polémique", a-t-il insisté.

Pour Jean-Christophe Cambadélis, la ministre de l'Education et le Premier ministre "disent la même chose : quand Manuel Valls dit qu'il soutient l'arrêté de Nice, mais qu'il ne veut pas légiférer, il est contre la multiplication (des arrêtés). Trente villes ! Vous avez vu le burkini sur trente plages ?" "Les Républicains instrumentalisent une question, réelle, mais instrumentalisent cette question pour essayer de progresser dans les sondages", a-t-il ajouté.

Le socialiste a profité de son intervention sur Europe 1 pour demander à Nicolas Sarkozy de "désavouer" les "propos anti-républicains" tenus par le député (LR) Eric Ciotti, qui a affirmé jeudi que François Hollande avait été élu en 2012 "grâce à un islam politique".