Alain Juppé opposé à une loi de "circonstance" sur l'interdiction du burkini

Alain Juppé, le 29 juillet 2016, à Paris, lors d\'une conférence de presse.
Alain Juppé, le 29 juillet 2016, à Paris, lors d'une conférence de presse. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

Le favori de la primaire de la droite estime également que la suspension du regroupement familial, proposée par son rival, Nicolas Sarkozy, "n'est pas une attitude humaine".

Alain Juppé prend le contrepied de Nicolas Sarkozy. Le maire de Bordeaux, candidat à la primaire de la droite en vue de la présidentielle, se dit opposé vendredi 26 août à une loi "de circonstance" interdisant le burkini. Il le déclare, après la décision du Conseil d'Etat qui a mis un coup d'arrêt à ces interdictions, dans un entretien au Figaro. Alors que son rival réclame une loi, l'ancien Premier ministre déclare : "Résistons à la tentation d'exiger des lois de circonstance au fil des polémiques médiatiques", afin juge-t-il de ne pas "jeter de l'huile sur le feu".

Des points de convergence

En matière d'immigration aussi, le favori des sondages se positionne à l'opposé de l'ancien chef de l'Etat, entré en lice lundi dans la compétition. Alain Juppé estime que la suspension du regroupement familial, proposée par l'ex-président, "n'est pas une attitude humaine". Il souhaite conserver ce dispositif "à condition que la personne qui souhaite faire venir sa famille puisse justifier d'un revenu de travail".

Alain Juppé confie toutefois certains points de convergence, notamment sur "le rétablissement des peines planchers, l'effectivité des peines, la construction de places de prison". Et il rappelle qu'il souhaite "rassembler la droite dans ses différentes sensibilités", à l'exception de l'extrême droite, en raison de "points de désaccord définitifs".