Burkini : "Il y a une contradiction entre le droit actuel et ce que dit Valls" (V. Debord, porte-parole LR)

Valérie Debord, porte-parole du parti Les Républicains 
Valérie Debord, porte-parole du parti Les Républicains  (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)

Après la décision du conseil d'Etat, Valérie Debord, porte-parole Les Républicains appelle Manuel Valls qui avait soutenu les maires ayant pris des arrêtés anti-burkini à "mettre en adéquation ses paroles et ses actes". 

Le Conseil d'Etat a ordonné ce vendredi après-midi la suspension de l'arrêté anti-burkini pris par le maire de Villeneuve-Loubet dans les Alpes-Maritimes le 5 août dernier. Valérie Debord, porte-parole du parti Les Républicains, a estimé sur franceinfo que "le droit a besoin d'évoluer" et que "Manuel Valls doit mettre en adéquation ses paroles et ses actes".

Valérie Debord a déclaré que la décision du Conseil d'Etat a été prise "en fonction du droit actuel". Selon la porte-parole du parti Les Républicains, "le droit a besoin d'évoluer, il faut qu'il y ait une loi qui permette l'interdiction" du burkini.

Valls doit mettre en accord sa parole et ses actesValérie DebordPorte-parole LR

Selon Valérie Debord, "il y a une contradiction entre le droit actuel et ce que dit le Premier ministre" car Manuel Valls a dit "qu'il soutenait les maires qui ont pris ces arrêtés". Manuel Valls qui incarne "la majorité" doit aller au bout de ses paroles pour Valérie Debord, "il doit prendre ses responsabilités [...] c'est ce que nous attendons chez Les Républicains".

Le burkini est "un vêtement porteur d'un message d'un islam radical politique", a estimé Valérie Debord. "Nous sommes clairement face à une problématique liée à une provocation d'un islam radical politique et nous n'en voulons pas".

Le Conseil d'Etat avait été saisi en urgence par la Ligue des droits de l'homme et par le Collectif contre l'islamophobie en France. Dans sa décision, le Conseil d'Etat a estimé que cet arrêté anti-burkini "porte une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales".