Arrêté anti-burkini : "l'erreur est de l'avoir appelé burkini, on aurait dû l'appeler combinaison de baignade"

Une femme portant un burkini à Londres lors d\'une manifestation le 25 août 2016 devant l\'ambassade de France
Une femme portant un burkini à Londres lors d'une manifestation le 25 août 2016 devant l'ambassade de France (JUSTIN TALLIS / AFP)

Selon Abdelali Mamoun, théologien et imam, si la polémique a démarré, c'est avant tout une question de "sémantique" : "L'erreur est de l'avoir appelé burkini. On aurait dû l'appeler plutôt combinaison de baignade. On n’aurait pas eu toute cette polémique. La sémantique est importante."

Alors que le Conseil d'Etat rend sa décision ce vendredi après-midi dans l'affaire dite du burkini, Abdelali Mamoun, théologien et imam, a dit sur franceinfo espérer une "annulation" des arrêtés interdisant le port de ce maillot de bain couvrant le corps et la tête afin "d'arrêter cette vague d'islamophobie latente qui fait l'objet d'une instrumentalisation à des fins électorales".

Abdelali Mamoun a cependant déploré le fait que les porteuses de burkini veulent à tout prix l'utiliser : "J'aurais préféré qu'elles s'engagent plutôt pour avoir des plages privées tels que les nudistes l'ont, qu'il y ait des plages burkini, même si cela peut un petit peu irriter certains".