Des clubs de sport amateurs soupçonnés de radicalisation et surveillés par le renseignement

Un joueur de football, la balle au pied, le 23 mai 2015 à Paris.
Un joueur de football, la balle au pied, le 23 mai 2015 à Paris. (MAXPPP)

Une note confidentielle du service central du renseignement territorial révèle ces dérives.

Des joueurs d'une équipe de football de Perpignan qui prient sur la pelouse à la mi-temps d'un match devant des arbitres médusés. Des tapis de prière déroulés dans des gymnases. Des éducateurs sportifs fichés pour appartenance à la mouvance salafiste, une composante radicale de l'islam. Ces dérives sont rapportées par une note confidentielle du service central du renseignement territorial (SCRT), révélée par RTL et Europe 1, jeudi 15 octobre.

Les services du renseignement territorial surveillent des clubs de sports amateurs dans toute la France, précisent les deux radios. Le document, qu'elles ont pu consulter, fait la synthèse de leurs observations.

Ce rapport de treize pages est intitulé "Le sport amateur vecteur de communautarisme et de radicalité". Il fait le constat d'un étrange mélange des genres entre sport et religion. Ce prosélytisme religieux qui s'invite sur les terrains de sport est, pour le SCRT, la traduction du repli communautaire constaté dans certains quartiers. La note, rédigée durant l'été, selon RTL, a été transmise à l'Elysée, à Matignon et à la Place Beauvau, précise Europe 1. 

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