Baptême du Christ : le site du Jourdain déminé pour les pèlerins

FRANCE 2

Le fleuve où Jésus fut baptisé, le Jourdain, est un lieu extrêmement important pour les chrétiens. Chaque année, des fidèles viennent s'immerger dans ces eaux, mais côté jordanien, car côté israélien, la zone n'est pas sécurisée.

C'est une rivière sacrée qui, paisiblement, s'écoule jusqu'à la Mer morte. Selon la tradition chrétienne, c'est ici, sur les rives du Jourdain, que Jésus-Christ aurait été baptisé. Des milliers de pèlerins viennent reproduire cette scène chaque année. Un des sites les plus sacrés au monde pour les chrétiens, mais aussi l'un des plus dangereux, car à l'exception de zones déjà sécurisées, les lieux sont entièrement minés. Pour s'aventurer au-delà de ces grillages, mieux vaut savoir où l'on met les pieds.

Un enjeu touristique et financier important

Cette zone frontalière fut il y a 50 ans le théâtre de combats acharnés entre Israël et la Jordanie. Marcel Aviv a été chargé du déminage de ces positions militaires abandonnées, depuis que les deux pays ont mis fin à la guerre il y a 24 ans. Rigoureusement alignées, les charges explosives posées par l'armée israélienne sont visibles un peu partout depuis le ciel. Elles barrent l'accès à huit églises, dont certaines portent toujours les traces des combats qui sévirent ici. Elles ont depuis pour la plupart été condamnées, leur accès encombré par ces engins explosifs qui n'ont pas bougé depuis des années.

Depuis quelques semaines, ces démineurs sont chargés de procéder au nettoyage. 3 000 bombes pourraient encore se trouver sous la surface. Les démineurs espèrent rendre ces monuments abandonnés au public d'ici un an. Un enjeu touristique et financier considérable pour Israël, qui administre ce site situé en Cisjordanie occupée. 600 000 personnes s'y pressent déjà chaque année dans les zones préalablement déminées. Des pèlerins, pour l'essentiel, qui viennent revivre le baptême du Christ. La fréquentation augmente de 100 000 personnes chaque année. Attirer les touristes de ce côté de la rivière plutôt que du côté de la Jordanie, qui à quelques mètres de là, partage ce site sacré. 

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