Match PSG-Basaksehir : le racisme n'a "plus sa place dans le foot ni dans la vie", estime Neymar

Le joueur du PSG Neymar met un genou à terre avec son poing levé, pour dénoncer le racisme, avant la rencontre contre Basaksehir, au Parc des princes, le 9 décembre 2020. 
Le joueur du PSG Neymar met un genou à terre avec son poing levé, pour dénoncer le racisme, avant la rencontre contre Basaksehir, au Parc des princes, le 9 décembre 2020.  (CAPTURE D'ÉCRAN RMC SPORT)

Le joueur brésilien s'est exprimé à l'issue de la rencontre contre le club stambouliote de Basaksehir, mercredi soir. 

Le racisme n'a "plus sa place dans le football ni dans la vie" a estimé mercredi 9 décembre l'attaquant brésilien Neymar, saluant l'"attitude parfaite" des joueurs du match de Ligue des champions Paris SG-Istanbul Basaksehir qui ont interrompu la rencontre mardi face à l'attitude "inacceptable" d'un arbitre.

"Ce qui s'est passé mardi est inacceptable. A notre époque, nous ne pouvons pas accepter ce genre de choses, qu'on fasse des différences (entre les gens) pour la couleur de peau, la race", a dit la superstar du PSG au micro de RMC Sport. Suivez notre direct.

Ce direct est désormais terminé.

 L'ensemble des joueurs mettent un genou à terre."Non au racisme." C'est le message que les joueurs et arbitres de la rencontre entre le Paris Saint-Germain et Basaksehir, ont transmis juste avant la sixième et dernière journée de la phase de poules de Ligue des champions. Le match avait été interrompu mardi après que les Turcs ont accusé de racisme un membre du corps arbitral. C'est l'arbitre néerlandais Danny Makkelie qui a officié, ce mercredi. 

Les Parisiens terminent premiers de leur groupe. Grâce à leur victoire convaincante (5-1), les joueurs du PSG terminent en tête de leur groupe. Ils étaient déjà assurés de la qualification, à la suite de la victoire (3-2) de Leipzig contre Manchester United, mardi. Ce sont les Allemands qui accompagnent les Parisiens en 8es de finale.

 Le président de la Fédération française de football dénonce des "incidents inacceptables". Noël Le Graët est revenu mercredi sur l'arrêt du match. "Je tiens à saluer l'attitude des deux équipes qui ont pris une décision forte et exemplaire en quittant le terrain. Ces incidents inacceptables n'ont pas leur place dans un stade", a réagi le président de la Fédération française de football dans un communiqué. "L'enquête menée par l'UEFA devra faire la lumière sur ces incidents et prendre les sanctions nécessaires si des propos racistes ont été tenus", a-t-il ajouté.

 "C'est le Noir". La rencontre a dégénéré à la 14e minute, lorsque le quatrième arbitre, Sebastian Coltescu, a signalé à l'arbitre principal Ovidiu Hategan, roumain, comme lui, la réaction trop véhémente à son goût de Pierre Achille Webo, membre camerounais et noir de l'encadrement du Basaksehir, après une décision arbitrale. Selon un sonore du match, traduit par un journaliste de l'AFP, le quatrième arbitre aurait prononcé la phrase suivante : "C'est le Noir ["negru", en roumain] ici. Va voir et identifie-le. Ce gars, le Noir". "Pourquoi vous dites negro ? Pourquoi vous dites negro ?", s'est insurgé Pierre Achille Webo, avant d'être exclu du terrain.

Les réactions se multiplient. Les réactions de politiques et sportifs se multiplient pour saluer la décision des joueurs. La ministre déléguées aux Sports, Roxana Maracineanu, a salué mardi soir sur Twitter "une décision historique" à "la symbolique forte" face à "une expression de racisme ordinaire".

Un engagement inédit de sportifs français contre le racisme. Ces derniers mois, le milieu sportif a été le théâtre de l'engagement de nombreux sportifs, notamment aux Etats-Unis, qui se sont indignés contre l'injustice raciale, au sein du mouvement Black Lives Matter. Mais jamais en France, ou en Ligue des champions cette saison, une rencontre n'a été interrompue aussi longuement pour ces raisons.

Vous êtes à nouveau en ligne