VIDEO. Des détenus de la prison de Villepinte dénoncent leurs conditions d’incarcération pendant la canicule

La maison d\'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis), le 13 avril 2017.
La maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis), le 13 avril 2017. (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

Contactée par franceinfo, l’administration pénitentiaire explique avoir dû poser du plexiglas sur une fenêtre cassée pour éviter des infiltrations.

"Il fait 50 degrés, on ne peut plus respirer !" En pleine canicule, des détenus de la maison d'arrêt de Villepinte (Seine-Saint-Denis) dénoncent leurs conditions d’incarcération dans une vidéo tournée le 27 juillet et diffusée par Europe 1. On peut notamment voir quatre détenus dans une petite cellule avec une fenêtre fermée par une vitre de plexiglas et un ventilateur cassé au sol. "Les surveillants ne veulent pas venir, raconte l'un des détenus. Ça fait deux heures qu'on appelle les surveillants, ils ne veulent pas venir."

L’administration pénitentiaire réagit

Contactée par franceinfo, l’administration pénitentiaire explique avoir dû poser du plexiglas à la place de la fenêtre, qui ne fermait plus, pour éviter des infiltrations d'eau après un orage de grêle. "L'eau s’est infiltrée dans la cellule et il a été décidé avec le service technique une intervention en urgence, et temporaire", indique la direction de l'administration pénitentiaire, qui reconnaît une augmentation sensible de la température dans la cellule après cette réparation de fortune : "Avec à nouveau la chaleur du samedi, l’impossibilité d’ouvrir la fenêtre est effectivement devenue difficilement tenable."

La direction de l'établissement devait initialement changer ces détenus de cellule samedi en fin de journée en attendant les réparations prévues lundi, comme l'a indiqué Europe 1, mais les détenus sont finalement restés dans leur cellule. "Ils ont retiré d’eux même le plexiglas. [...] De fait, ils sont maintenus dans leur cellule, sauf bien sûr si un nouvel épisode orageux avait lieu."

Enfin, la direction réfute tout saccage de la cellule de la part des surveillants. "Ces accusations sont donc tout à fait mensongères, et auront, au delà de la détention d’un téléphone portable, une suite disciplinaire", fait savoir la direction. 

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