Tarascon : un détenu s'évade grâce à un commando "lourdement armé" et ayant fait preuve d'une "grande détermination"

Le procureur de la République Patrick Desjardins donne une conférence de presse, le 28 janvier 2019, après l\'évasion d\'un détenu à Tarascon (Bouches-du-Rhône).
Le procureur de la République Patrick Desjardins donne une conférence de presse, le 28 janvier 2019, après l'évasion d'un détenu à Tarascon (Bouches-du-Rhône). (GERARD JULIEN / AFP)

"Ce détenu n'était pas identifié comme devant être surveillé particulièrement", a expliqué le procureur de la République lors d'une conférence de presse.

Un détenu s'est évadé à son arrivée au tribunal de Tarascon (Bouches-du-Rhône), a-t-on appris auprès du procureur de la République. Son escorte pénitentiaire venait d'être attaquée par un commando "lourdement armé", lundi 28 janvier au matin. Lors d'une conférence de presse, le procureur de la République, Patrick Desjardins, a décrit les trois membres du commando comme ayant fait preuve d'une "grande détermination".

Les assaillants ont "tiré sur les pneus" du véhicule de l'administration pénitentiaire, sans faire de blessé, et "un agent pénitentiaire a été victime de coups", a précisé la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, dans un communiqué.

Une fonctionnaire blessée

Les agents pénitentiaires, partis de Béziers avec le détenu lundi matin, "étaient descendus du véhicule pour sonner à l'entrée du TGI lorsque des hommes armés leur sont tombés dessus", a ajouté Nicolas Burtz, responsable local du syndical FO pénitentiaire. Une fonctionnaire qui refusait de lâcher le détenu a reçu un coup sur la tête, a-t-il poursuivi. Une enquête administrative est en cours pour "déterminer si la classification de l'escorte était suffisante par rapport à la dangerosité du détenu", selon lui.

Les agents, membres du pôle régional d'extraction judiciaire et "spécialement formés" pour ces missions, n'ont pas fait usage de leur arme à feu, a précisé la direction de l'administration pénitentiaire. Les trois hommes et le détenu ont pris la fuite.

Un plan de recherches déclenché

"Ce détenu n'était pas identifié comme devant être surveillé particulièrement", a expliqué le procureur de la République. Agé de 27 ans, il était en détention provisoire depuis le 26 septembre 2017, "pour vol avec arme, vol aggravé, association de malfaiteurs", a précisé l'administration pénitentiaire. Selon Karim Terki, représentant CGT pénitentiaire, "ce détenu avait déjà tenté de s'évader lors d'une précédente incarcération. L'administration est bien naïve, il a fait le gentil pendant des mois pour tenter de s'évader de nouveau".

Un plan de recherches a été déclenché pour tenter de retrouver le détenu et ses trois complices, impliquant notamment les gendarmes des compagnies voisines. L'enquête a quant à elle été confiée aux policiers spécialisés de la police judiciaire de Marseille.

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