Nouveau record de détenus dans les prisons françaises avec 71 828 personnes incarcérées début avril, une tendance toujours à la hausse

Un surveillant de prison dans le centre de Sequedin (Nord), le 26 avril 2019.
Un surveillant de prison dans le centre de Sequedin (Nord), le 26 avril 2019. (DENIS CHARLET / AFP)

La barre des 70 000 personnes incarcérées a été franchie il y a un an et ce nombre n'est jamais repassé au-dessous.

Au total, 71 828 personnes étaient incarcérées dans les prisons françaises au 1er avril selon le ministère de la Justice (pdf), mardi 14 mai, ce qui constitue un nouveau record en France. La barre des 70 000 détenus avait été franchie en avril 2018, et leur nombre n'est plus repassé au-dessous, même en période estivale où l'activité judiciaire est traditionnellement ralentie et le nombre de placements en détention moindre. Depuis 2011, la tendance a toujours été à la hausse.

Dans le détail, le pays compte 83 887 personnes écrouées, mais 12 059 condamnés font l'objet d'un placement sous surveillance électronique ou d'un placement à l'extérieur. Afin de lutter contre une surpopulation chronique, le gouvernement a prévu dans sa réforme de la justice, qui vient d'entrer en vigueur, de multiplier les alternatives en milieu ouvert, ainsi que la création de 7 000 places de prison d'ici 2022.

La loi redéfinit également l'échelle des peines, en proscrivant l'emprisonnement pour les très courtes peines, tout en garantissant l'application des peines d'emprisonnement de plus d'un an. Avec cette dernière mesure, "plusieurs milliers" de personnes n'auront plus la possibilité d'un aménagement de peine entre un et deux ans, avec le risque "d'augmenter" la surpopulation carcérale, a estimé la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) Adeline Hazan, lors de la présentation le 27 mars de son rapport annuel.

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