Attentat déjoué à la prison de Fresnes : les surveillants pénitentiaires "sont aujourd'hui des cibles"

Emmanuel Baudin, le secrétaire général du Syndicat national penitentiaire force ouvrière (SNPFO), en août 2016.
Emmanuel Baudin, le secrétaire général du Syndicat national penitentiaire force ouvrière (SNPFO), en août 2016. (MAXPPP)

Emmanuel Baudin, le secrétaire général du Syndicat national penitentiaire force ouvrière (SNPFO), appelle les surveillants de prison à la prudence après l'attentat déjoué à la maison d'arrêt de Fresnes.

Contacté par franceinfo lundi 9 octobre, après les révélations concernant un projet d'attentat déjoué dans la prison de Fresnes (Val-de-Marne), Emmanuel Baudin, secrétaire général du Syndicat national pénitentiaire force ouvrière (SNPFO), a expliqué que les personnels pénitentiaires étaient "aujourd'hui des cibles".

"Visés à l'interieur" et "à l'extérieur"

"Je pense que les personnels doivent être très prudents, a-t-il alerté. Il y a des notes qui sont publiées : ne pas sortir en uniforme, il faut faire attention sur les réseaux sociaux. Il faut que les personnels pénitentiaires fassent très attention. Ils sont aujourd'hui des cibles".

D'après Emmanuel Baudin, les gardiens de prison sont "visés à l'intérieur, c'est une réalité. A l'extérieur on se sait menacés aussi, puisqu'il y a eu des appels de Daesh il n'y a pas si longtemps à tuer des surveillants, des policiers, etc."

Un projet d'attentat mené par deux détenus radicalisés âgés de 22 et 28 ans depuis une cellule de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) a été déjoué la semaine dernière, a appris lundi soir franceinfo de source judiciaire.

Un attentat déjoué grâce à des écoutes 

Les contours de l'attaque, qui devait avoir lieu à l'extérieur de la prison de Fresnes, sont encore flous, mais selon le secrétaire général du SNPFO, le projet d'attentat "visait des forces de l'ordre : policiers, personnels pénitentiaires", des informations confirmées également à franceinfo de source proche du dossier.

Emmanuel Baudin précise "qu'en écoutant [les détenus] sur les téléphones portables qu'ils avaient en cellule, les communications vers l'extérieur, on a pu empêcher qu'ils mettent en application en sortant de prison ce projet d'attentat".