Pour réussir, mieux vaut être enfant unique dans une famille aisée

(Jonathan Alcorn Reuters)

Selon un étude publiée mercredi dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society B, une famille nombreuse serait un frein à la réussite sociale. Pour réussir dans la vie, il vaudrait donc mieux avoir peu de frères et sœurs et vivre dans une famille aisée.

Si dans les pays en développement, avoir de nombreux enfants favorise le statut socio-économique des familles, il est est tout autrement dans les pays industrialisés. Selon une étude
publiée dans la revue Proceedings of the Royal Society B, une famille nombreuse est un frein à la réussite sociale.  En fait,  "une
faible fertilité et un haut niveau
socio-économique déterminent une meilleure réussite socio-économique
pour la
descendance sur quatre générations
", précisent les chercheurs de la London
School of Hygiene and Tropical Medicine
, le Centre
d'études sur l'équité en santé (Université de Stockholm / Karolinska
Institutet) et de l'UCL (University College London).

Les universitaires ont étudié une cohorte de 14.000 Suédois nés entre 1915 et 1929, et sur leur descendance, avec un suivi sur quatre générations. Ils n'ont en réalité que confirmé ce que l'on pouvait déjà
deviner : "La faible fertilité des parents et un haut
niveau socio-économique induisent des notes plus élevées à l'école, un
meilleur
parcours éducatif et des revenus supérieurs
", indique l'étude.

**Une

famille avec peu d'enfants est davantage profitable aux
riches*  *

"L'une des choses les plus intéressantes
que nous ayons trouvées est que
le fait d'être d'une famille initialement riche rend le bénéfice d'avoir
peu
d'enfants encore plus grand
" pour les générations futures, explique
Dr
David Lawson d'University College London (UCL). A contrario :

"Les foyers pauvres tirent relativement peu de
bénéfices à limiter le nombre d'enfants"
en termes de réussite
future pour
la descendance, ajoute-t-il.

La raison est "peut-être "
que le succès des enfants des familles pauvres est alors caractérisée par des facteurs "plus vastes de société " et non pas
exclusivement par l'investissement consenti par les géniteurs et par une
question d'héritage, explique le chercheur.

Toutefois, la même
étude montre qu'avoir de nombreux enfants dans un foyer même pauvre "ne
compromet pas les chances des générations
futures de survivre, de fonder un foyer et d'avoir des enfants
".

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