EN IMAGES. Gaz lacrymogènes et véhicules brûlés : le rassemblement de Nuit debout évacué de force de la place de la République

La place de la République à Paris, dans la soirée du 28 avril 2016.
La place de la République à Paris, dans la soirée du 28 avril 2016. (MAXPPP)

Gendarmes et CRS ont dispersé plusieurs centaines de personnes qui refusaient de quitter la place parisienne. Le rassemblement n'était autorisé que jusqu'à minuit.

Une évacuation musclée. Les forces de l'ordre ont dispersé, dans la nuit du jeudi 28 au vendredi 29 avril, entre 1h30 et 2 heures, plusieurs centaines de personnes, qui refusaient de quitter la place de la République à Paris. Elles étaient sur place pour un nouveau rassemblement de Nuit debout, mouvement entamé le 31 mars. Mais celui-ci n'était autorisé que jusqu'à minuit.

Un manifestant rattrapé par des gendarmes, le 28 avril 2016 place de la République à Paris.
Un manifestant rattrapé par des gendarmes, le 28 avril 2016 place de la République à Paris. (MAXPPP)

Jeudi matin, la préfecture de police de Paris avait pris un arrêté pour interdire le rassemblement après minuit. Tout cortège partant de la place de la République, ainsi que le stationnement de véhicules légers et la diffusion de musique dans la nuit de jeudi à vendredi, étaient aussi prohibés, "pour des raisons de sécurité et afin d'assurer la tranquillité publique aux abords du lieu du rassemblement".

Des véhicules brûlés

A plusieurs reprises dans la soirée, quelques jeunes, tournant autour de la place, ont jeté des bouteilles en verre sur les forces de l'ordre. Gendarmes et CRS bloquaient les issues de la place. "Dispersez-vous", a sommé un policier muni d'un porte-voix, place de la République. Puis les forces de l'ordre ont utilisé des grenades lacrymogènes et assourdissantes pour déloger les manifestants, selon des journalistes.

Cette journaliste a également filmé les face-à-face entre les CRS et les manifestants. La police les a progressivement fait reculer dans les rues adjacentes.

Deux Autolibs et deux scooters ont été brûlés à quelques centaines de mètres de la place, comme en témoigne ces photos d'un reporter du Parisien.

Une structure ronde faite de palettes et surmontée d'un toit, montée au cours de la soirée, a rapidement été saisie par les policiers.

Vingt-quatre gardes à vue

Au total, 27 personnes ont été interpellées. Vingt-quatre d'entre elles ont été placées en garde à vue pour jets de projectile sur les forces de l'ordre, violences et dégradations dans Paris après cette dispersion. "Jusqu'à 3h30, les forces de l'ordre ont subi des jets de projectiles. On ne dénombre aucun blessé, ni du côté des forces de l'ordre, ni de celui des manifestants", affirme la préfecture de police. Elle précise que les gardés à vue feront "l'objet de poursuites judiciaires".

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