VIDEO. Nucléaire : pour Nicolas Hulot, "beaucoup savaient à l'époque que cet objectif n'était pas atteignable"

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Le ministre de la Transition écologique et solidaire était l'invité de BFMTV, mercredi.

Nicolas Hulot est revenu sur l'abandon de l'objectif de réduire d'ici à 2025 la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50%. "C'est important de fixer des objectifs ambitieux, mais ce qui est plus important, c'est de regarder la faisabilité et de ne pas poser des totems", a-t-il déclaré sur BFMTV, mercredi 8 novembre.

Selon le ministre de la Transition écologique et solidaire, "beaucoup savaient à l'époque que cet objectif n'était pas atteignable. Tous les interlocuteurs que j'ai, dans les services, à l'Ademe [Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie] chez RTE [Réseau de transport d'électricité] et mes interlocuteurs qui sont spécialistes de l'énergie, savaient que, sauf dans une brutalité excessive", cela ne serait pas tenable, a-t-il poursuivi.

Une promesse de François Hollande

Les députés ont voté en octobre 2014 cet objectif, qui était une des promesses de François Hollande lors de sa campagne électorale. "C'est un signe très fort que la France vient d'envoyer, parce que c'est le premier pays nucléarisé du monde", avait estimé Emmanuelle Cosse, alors patronne d'Europe Ecologie-Les Verts.

Nicolas Hulot a assuré qu'il ne comptait pas baisser les bras. "Certains ont dit : 'Hulot a reculé sur le nucléaire.' Pas du tout, on va avancer", a-t-il poursuivi. Il a réaffirmé que la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) sera fermée pendant le quinquennat et que "les centrales à charbon seront fermées en 2022".

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