VIDEO. Drones : de nouveaux survols suspects, toujours pas d'explications

C.COLNET, D.BASIER / FRANCE 2

Cinq nouvelles centrales nucléaires ont été survolées dans la nuit de vendredi à samedi. 

Les jours se suivent et les drones continuent de voler. Cinq centrales nucléaires ont été survolées par des petits drones, dans la nuit de vendredi à samedi. Sept centrales nucléaires françaises avaient déjà été survolées par des drones au cours du mois d'octobre.

EDF a affirmé dans la semaine prévoir de porter plainte pour chaque cas. Le survol des centrales nucléaires, interdit dans un périmètre de cinq kilomètres et de 1 000 mètres d'altitude autour des sites, est passible d'un an d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.

"Pas de menace avérée"

Le ministère de l'Intérieur a affirmé jeudi que ces survols, "tous détectés", ne représentaient pas de danger pour la sécurité des installations survolées, "qui sont censées résister à des secousses sismiques de forte magnitude ou à des crashs d'avions de ligne". Les centrales ont été survolées par des "mini-drones", selon les témoins. Vu la taille de ces engins, "il n'y a pas de menace avérée contre les installations en elles-mêmes", a estimé un porte-parole de l'armée de l'Air française.

Ces mini-drones de loisirs, téléguidés par un simple smartphone, sont trop légers, à moins de deux kilos pièce, pour emporter des explosifs. En revanche des drones plus sophistiqués, utilisés pour l'industrie et l'agriculture, seraient à même d'emporter des charges non-négligeables. "Sur les drones légers, il faut choisir entre la charge et l'autonomie, on ne peut pas avoir les deux. Donc les drones qui sont en vente dans le commerce ne sont pas dangereux pour l'instant", estime Gérard Feldzer, spécialiste en aéronautique. 

Reste encore à savoir qui pilote ces engins. Pour l'instant, personne n'a revendiqué ces vols. 

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