Usine Areva du Creusot : EDF signale des anomalies jusqu'ici non répertoriées

Des employés d\'Areva travaillent dans la forge du Creusot (Saône-et-Loire)), le 11 janvier 2017. 
Des employés d'Areva travaillent dans la forge du Creusot (Saône-et-Loire)), le 11 janvier 2017.  (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

Le fonctionnement de l'usine Areva au Creusot, en Saône-et-Loire, a été marqué par de nombreuses irrégularités pendant des années, selon l'Autorité de sûreté nucléaire.

C'est un dossier hyper-sensible, sur lequel les informations arrivent au compte-gouttes. EDF a annoncé, jeudi 24 août, avoir signalé à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) des anomalies jusqu'ici non répertoriées, identifiées dans des dossiers concernant des pièces fabriquées à l'usine Areva du Creusot, en Saône-et-Loire. 

Le fonctionnement de cette usine a été marqué par de nombreuses irrégularités pendant des années, selon l'ASN. Le gendarme du nucléaire a donc demandé à EDF d'examiner, d'ici à la fin de l'année prochaine, les composants provenant de cette usine installés sur ses réacteurs. Cette analyse donne lieu, pour chaque réacteur, à la rédaction d'un dossier de synthèse transmis à l'ASN.

Pas de problème de sûreté, selon EDF

A ce jour, l'électricien en a transmis neuf. Les derniers "mettent en évidence de nouveaux écarts identifiés dans les dossiers de fabrication", précise EDF dans un communiqué. Mais "aucun n'est de nature à remettre en question l'aptitude au fonctionnement en toute sûreté des équipements concernés", affirme le groupe, qui a confirmé son objectif de production nucléaire pour l'année.

Areva avait dû interrompre la production commerciale au sein de l'usine du Creusot en 2016, après y avoir découvert de possibles falsifications de documents pendant des années. La production a repris fin juillet pour la fabrication d'un élément destiné à la future centrale nucléaire d'Hinkley Point en Angleterre. L'ASN doit encore autoriser la production de pièces destinées à la France.

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