Revue de presse : le "psychodrame" entre Verts et PS pourrait compromettre une alliance gouvernementale

Kiosque à journaux parisien.
Kiosque à journaux parisien. (HOCINE ZAOURAR / AFP)

La presse nationale et régionale estimait vendredi que le "psychodrame" entre socialistes et écologistes sur un accord pour 2012 et le "compromis fragile" obtenu sur le nucléaire, augurent mal d'une future alliance gouvernementale.

La presse nationale et régionale estimait vendredi que le "psychodrame" entre socialistes et écologistes sur un accord pour 2012 et le "compromis fragile" obtenu sur le nucléaire, augurent mal d'une future alliance gouvernementale.

Au lendemain de l'accord finalement obtenu pour 2012 entre le PS et EELV, au terme d'une journée de confusion et d'incertitudes sur l'avenir de la filière du combustible nucléaire MOX, de nombreux éditiorialistes de la presse quotidienne régionale et nationale estimaient vendredi que cela augure mal d'une future alliance gouvernementale en 2012.

"Il y a dans le psychodrame qui s'est noué cette semaine entre le PS et les Verts comme un air de déjà vu", écrit Bruno Dive dans Sud-Ouest, en souvenir de la turbulente "gauche plurielle", réunie de 1997 à 2002 autour de Lionel Jospin.

"Les Verts ne pèsent pas si lourd"

Dans Le Figaro, Paul-Henri du Limbert explique que les Verts, "qui ne pèsent pas si lourd, s'autorisent à défier François Hollande comme s'il s'agissait du premier venu", parce qu'"ils ont bien senti que l'homme n'habitait pas encore la fonction de candidat à la magistrature suprême".

"Que la gauche continue comme cela et elle ira droit dans le mur en contribuant à alimenter le rejet de la politique", juge sévèrement Maurice Ulrich dans les colonnes du quotidien communiste L'Humanité.

Beaucoup de quotidiens régionaux doutent désormais de la capacité des uns et des autres à gouverner ensemble "faute d'atomes crochus entre eux", ironise Xavier Panon du journal La Montagne, pour qui l'accord conclu "ne masque pas une divergence de fond" sur l'avenir de la filière nucléaire.

"Le compromis est fragile"

"Bricolage et nucléaire ne font pas bon ménage, et il faut bien dire que cette séquence a donné une grosse impression d'improvisation sur un bout de table", commente Hervé Favre dans La Voix du Nord. "Le compromis est fragile. Il jette un doute sur la solidité du couple et d'une future alliance gouvernementale", résume Didier Louis dans Le Courrier picard.

Les Dernières Nouvelles d'Alsace, sous la plume d'Olivier Picard, parle d'une "formidable marche arrière devant l'obstacle". Dans ce contexte évidemment, "la droite tire à boulets rouges" et "Nicolas Sarkozy, au nom d'un intérêt national qui fait consensus depuis 1958, se pose comme son garant", relève Chantal Didier de L'Est républicain.

Dominique Garraud constate lui aussi dans La Charente Libre que "le trou d'air de François Hollande après son investiture par le PS et surtout ses palinodies sur le nucléaire (...) permettent au chef de l'Etat de se refaire une santé sur le plan intérieur".

Dans la République des Pyrénées, Jean-Marcel Bouguereau, estime qu' "il s'agit autant d'un constat de désaccord que d'un accord en bonne et due forme, car Hollande reste sur ses positions, même si l'épisode du Mox fera tache. Il lui reste six mois pour faire oublier cette cacophonie.

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