Les socialistes et les écologistes s'accordent sur le sort de la filière du combustible nucléaire MOX

Michel Sapin (PS) un des négociateurs de l\'accord PS-EELV.
Michel Sapin (PS) un des négociateurs de l'accord PS-EELV. (FRANCK FIFE / AFP)

Le PS et Europe Ecologie-Les Verts ont fait jeudi une mise au point commune sur le sort de la filière MOX, précisant qu'il fait bien partie de l'accord entre leurs deux mouvements politiques. Elle intervient après deux jours de confusion.

Le PS et Europe Ecologie-Les Verts ont fait jeudi une mise au point commune sur le sort de la filière MOX, précisant qu'il fait bien partie de l'accord entre leurs deux mouvements politiques. Elle intervient après deux jours de confusion.

Après deux jours de confusion à propos de l'avenir de la fillière du combustible nucléaire MOX, le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts sont finalement tombés d'accord.

Les deux négociateurs Michel Sapin (PS) et Jean-Vincent Placé (EELV) ont souligné dans un communiqué commun qu'il est prévu d'accompagner la baisse de la part du nucléaire dans la production électrique "d'un plan de reconversion" de la filière MOX." Cela permettra, selon les deux parties, de "maintenir le nombre d'emplois par la mise en oeuvre de centres d'excellence du traitement des déchets et du démantèlement".

"L'accord que nous avons négocié au nom du Parti socialiste et de Europe Ecologie Les Verts stipule que nous renforcerons les garanties de sûreté du parc nucléaire français et engagerons une reconversion à emploi constant de la filière de retraitement de la fabrication du MOX, et des moyens de stockage des différents types de déchets, notamment du laboratoire de Bure en centres d'excellence du traitement des déchets et du démantèlement", écrivent MM. Sapin et Placé.

Les besoins de retraitement du MOX se poursuivront mais diminueront

La formulation est celle contenue dans l'accord signé par Cécile Duflot et Martine Aubry mardi après-midi mais qui avait ensuite disparu du texte voté par le bureau national du PS. Selon eux, l'accord prévoit "que la part du nucléaire dans la production d'électricité en France passera à l'horizon 2025 de 75% à 50%".

"En conséquence et concomitamment avec cette diminution, la quantité de combustible nécessaire à l'approvisionnement des centrales en activité sur notre territoire, ainsi que les besoins de retraitement de ces combustibles se poursuivront mais diminueront. C'est pourquoi il est prévu d'accompagner cette évolution progressive, d'un plan de reconversion permettant de maintenir le nombre d'emplois, par la mise en oeuvre de centres d'excellence du traitement des déchets et du démantèlement", expliquent-ils.

Ils précisent également qu'en cas de victoire de la gauche à l'élection présidentielle, "au cours de la prochaine législature, les activités dans les filières concernées de retraitement et de production de combustible avec les emplois afférents seront maintenus dans les deux sites de production, La Hague et Marcoule".

"Tel est la lettre et l'esprit de l'accord que nous avons conclu. Toute autre interprétation ne saurait prévaloir", concluent-ils.

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