Les axes de la politique énergétique de François Hollande : "indépendance, sécurité, emploi et pouvoir d’achat "

François Hollande, le candidat socialiste à l'élection présidentielle, affirme vouloir, s'il est élu, une loi de programmation de "transition énergétique" après avoir ouvert "un grand débat" associant "largement les acteurs et les citoyens".

François Hollande, le candidat socialiste à l'élection présidentielle, affirme vouloir, s'il est élu, une loi de programmation de "transition énergétique" après avoir ouvert "un grand débat" associant "largement les acteurs et les citoyens".

Dans cette tribune au "Monde" intitulée "Réussir la transition énergétique", le candidat François Hollande affirme qu'"il s'agit de sortir progressivement du tout pétrole pour les transports et du tout nucléaire pour l'électricité". Pour le candidat socialiste, il s'agit de "réduire à l'horizon 2025 la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75 % à 50 % et de faire monter celle des énergies renouvelables, tout en maîtrisant notre consommation".

"Pour le prochain quinquennat", le candidat rappelle ses "quatre engagements" :
- la plus ancienne de nos centrales - Fessenheim - sera arrêtée ;
- le chantier de Flamanville - avec le nouveau réacteur EPR - sera conduit à son terme ;
- le système de retraitement des déchets et la filière qui l'accompagne seront préservés ;
- aucune autre centrale ne sera lancée durant ce mandat".

François Hollande précise aussi que "si nous ne faisons rien, notre retard en matière d'énergies renouvelables s'accentuera", notamment par rapport à l'Allemagne ("230 000 emplois contre 40 000 en France"). M. Hollande se dit déterminé à "engager une politique cohérente de montée du renouvelable : solaire, éolien terrestre et maritime, biomasse". Il fixe comme "priorité d'agir sur le bâti qui absorbe près de 40 % de la consommation d'énergie".

Débat et loi de programmation : la méthode Hollande ?

Du côté des prix, le candidat reprend une mesure du projet voté par les socialistes en mai : il propose des "mesures de protection des consommateurs avec un tarif de base pour l'essentiel et un tarif progressif pour le confort". "La rénovation thermique aura, en outre, l'avantage de préserver le pouvoir d'achat des français et d'offrir un gisement d'emplois considérable : plus de 150 000 d'ici 2020", écrit-il dans cette tribune.

François Hollande avait déjà annoncé, à propos de l'éducation, vouloir "engager avec l'ensemble des acteurs cette concertation, pour que nous puissions voter une loi de programmation à la fin de l'année" 2012.

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