La droite emboîte le pas de Nicolas Sarkozy pour attaquer François Hollande sur le nucléaire

Centrale nucléaire (archives)
Centrale nucléaire (archives) (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Dans la lignée des propos de Nicolas Sarkozy en faveur du nucléaire, l'UMP attaque la gauche sur ce thème après son accord avec les écologistes. Un accord confus qui confirme la volonté de François Hollande de réduire la part de cette énergie.

Dans la lignée des propos de Nicolas Sarkozy en faveur du nucléaire, l'UMP attaque la gauche sur ce thème après son accord avec les écologistes. Un accord confus qui confirme la volonté de François Hollande de réduire la part de cette énergie.

Les attaques de l'UMP se sont multipliées jeudi contre François Hollande après son accord avec les écologistes sur le nucléaire. La salve principale a été lancée par le président de la République qui a affirmé jeudi matin que "vouloir abandonner cette énergie, ou réduire autoritairement sa part dans notre mix énergétique sans disposer de solutions de substitution (...) cela signifie des dommages considérables à l'industrie française".

Pour Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au commerce extérieur, l'accord PS-EELV prévoyant la fermeture de réacteurs nucléaires revient à une "trahison de la souveraineté nationale". "Une sortie, même partielle, du nucléaire ne peut qu'aggraver notre déficit extérieur, surtout avec un baril [de pétrole qui ne cessera d'augmenter avec la croissance des émergents", a-t-il déclare à l'AFP.

La réaction de Jean-François Copé

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"Une affaire de pieds nickelés"

Invité de France Inter, le ministre de l'Industrie, Eric Besson, a estimé que les déclarations des responsables PS et d'Europe Ecologie-Les Verts étaient "d'un amateurisme effrayant"."C'est quand même une affaire de pieds nickelés : avoir deux des leaders PS et Verts qui, à la même heure sur un sujet si crucial et si important pour nos emplois comme pour nos exportations, disent rigoureusement l'inverse, c'est absolument invraisemblable", a ajouté M. Besson.

Les réactions d'Eric Besson et d'Alain Jupé

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"On veut savoir si le nucléaire, élément fondamental de notre croissance et de nos emplois, va être sacrifié pour une bise Hollande-Duflot. Et la France dans tout ça ?", a lancé le sénateur UMP des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi.

Même tonalité chez Valérie Rosso-Debord, députée de Meurthe-et-Moselle, qui demande : "Il faudra bien que François Hollande et Eva Joly expliquent aux Français pourquoi ils ont sacrifié l'un des fleurons de notre industrie et de notre indépendance énergétique pour quelques sièges de députés".

200 000 ou 400 000 emplois

Pour le ministre du Travail, Xavier Bertrand, "400 000 emplois directs seront supprimés si l'accord entre les Verts et les socialistes voit le jour, un million avec l'ensemble de la filière" nucléaire, a-t-il affirmé, soulignant qu'il faudrait "220 milliards" d'euros pour la démanteler.

Selon le sur "L'avenir de la filière française du nucléaire civil" remis au président de la République le 16 juin 2010, "avec près de 200 000 emplois directs et indirects, la filière nucléaire occupe actuellement une place essentielle dans notre industrie et en constitue un fer de lance".

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