EPR de Flamanville : "la centrale est dangereuse" selon les militants

Les manifestants sont passés par la plaque commémorative dédiée à la catastrophe de Fukushima avant de se diriger vers l\'EPR de Flamanville en construction.
Les manifestants sont passés par la plaque commémorative dédiée à la catastrophe de Fukushima avant de se diriger vers l'EPR de Flamanville en construction. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

Ils étaient plusieurs milliers à défiler hier pour contester l'EPR de Flamanville, en construction, ainsi que le projet de centrale nucléaire de Hinkley Point, en Grande-Bretagne. Les associations espèrent enfin faire entendre leurs revendications.

Plusieurs milliers de militants antinucléaires ont défilé samedi 1er octobre en Normandie contre l'EPR de Flamanville (Manche) et le projet de centrale nucléaire à Hinkley Point, en Grande-Bretagne.

Selon les organisateurs, 5 000 personnes ont manifesté pour réclamer la sortie du nucléaire. Parti de Siouville (Manche), le cortège s'est arrêté notamment à côté d'une plaque commémorative dédiée aux irradiés inconnus installée après la catastrophe de Fukushima (Japon). Les militants se sont dirigés vers la centrale EPR de Flamanville en construction.

"Faire pression"

"Il y avait une autorisation pour construire l'EPR qui était de 10 ans et qui arrivera à échéance en avril 2017", rappelle sur franceinfo Yannick Rousselet de Greenpeace. "Nous comptons faire pression pour empêcher que l'EPR démarre. C'est très cher si on l'arrête, mais ça coûtera moins cher que de le démarrer, de le décontaminer et d'avoir à le démanteler après."

A quelques mois de l'élection présidentielle, les manifestants espèrent que leurs revendications seront entendues. "C'est important de dire que la centrale est dangereuse", assure Cécile du collectif Stop Fessenheim. "On sait que l'on peut faire autrement pour produire de l'énergie", insiste Céline, une militante du Cotentin. "Il y a d'autres solutions moins dangereuses et moins chères. Les énergies renouvelables, c'est une solution supplémentaire".

La manifestation de Flamanville touche à sa fin (Maëlle Robert, France Bleu Cotentin)
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