EPR de Flamanville : selon l'Autorité de sûreté nucléaire, les réparations ne pourront pas être faites avant fin 2022, repoussant encore l'ouverture du réacteur

L\'EPR de Flamanville (Manche), le 30 mai 2017.
L'EPR de Flamanville (Manche), le 30 mai 2017. (MAXPPP)

L'Autorité de sûreté nucléaire a demandé mercredi à EDF de réparer huit soudures défectueuses du réacteur de troisième génération.

Des travaux complexes qui pourraient coûter cher. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a demandé mercredi 19 juin à EDF de réparer huit soudures défectueuses de l'EPR de Flamanville (Manche), des travaux qui ne pourront pas être faits avant fin 2022. L'électricien avait proposé de repousser ces réparations après la mise en service de ce réacteur de troisième génération. Mais "le report des opérations de réparation après la mise en service du réacteur soulèverait plusieurs difficultés, notamment au regard de la justification de la sûreté du réacteur durant la période transitoire", a justifié l'ASN dans un communiqué.

"Dans l'esprit d'EDF, si la réparation doit être réalisée avant la mise en service et en fonction de la stratégie de réparation qui sera retenue, EDF estime que la réparation pourra s'effectuer d'ici fin 2022", a rapporté le président de l'ASN, Bernard Doroszczuk, lors d'une conférence de presse.

EDF a, de son côté, indiqué analyser actuellement les conséquences de cette décision sur le planning et le coût de l'EPR de Flamanville. L'entreprise "fera, dans les prochaines semaines, un point précis sur la suite du projet", a réagi le groupe dans un communiqué alors que son PDG, Jean-Bernard Lévy, avait indiqué dès mardi que la reprise de ces soudures entraînerait un retard dans la mise en service de l'EPR, prévue officiellement pour fin 2019.

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