Notre-Dame-des-Landes : manifestations à Nantes, Valérie Trierweiler reçoit les opposants

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Au moins 5.000 personnes selon les organisateurs, 2.300 selon les forces de l'ordre, ont défilé samedi après-midi à Nantes pour protester contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au nord de l'agglomération. Valérie Trierweiler, de passage à Angers, a reçu trois représentants du collectif de citoyens angevins.

A 15h30, en plein centre-ville de Nantes, les manifestants
se sont massés en scandant des slogans comme "non, non, non à
l'aéroport
", "Vinci dégage, résistance et sabotage ",
"ni Etat, ni avion, autogestion " ou encore "Ayrault démission ".

"Non au béton, oui aux champignons"

En tête de cortège, une banderole. On y lit : "aéroport =
capitalisme, arrêt immédiat
". Ailleurs, elles mentionnent également "non
au béton, oui aux champignons",
"les vols Vinci sont annulés ",
"Vinci dégage ", "On ne lâchera pas ".

Le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est destiné à
remplacer en 2017 l'actuel aéroport de Nantes Atlantique et sa concession a été
confiée par l'Etat au groupe Vinci.
Jean-Marc Ayrault, qui s'est beaucoup
impliqué dans la défense de ce projet comme maire de Nantes et qui continue à
le faire comme Premier ministre, est fréquemment mis en cause par les
anti-aéroport.

Un kilomètre de cortège

Ce samedi, ils étaient au moins 2.300, selon la police, au
moins 5.000 selon les organisateurs : "Le cortège est impressionnant, il fait à peu près un kilomètre
et demi de long
", indique Dominique Fresneau, coprésident de l'Acipa,
la principale association d'opposants à l'aéroport. Ailleurs, à Brest, quelque
400 personnes se sont rassemblées derrière cinq tracteurs de la Confédération
paysanne pour manifester contre le projet. Symboliquement, les anti-aéroports ont
érigé une cabane près d'un monument aux morts, pour rappeler celles que les
forces de l'ordre avaient détruites sur le site du futur aéroport.

Valérie Trierweiler reçoit des opposants à Angers

La compagne du chef de l'Etat a reçu samedi à Angers, où elle était de passage, trois représentants du collectif de citoyens angevins opposés au projet. Les trois délégués du collectif devaient à l'origine rencontrer le directeur de cabinet de Valérie Trierweiler mais "c'est elle qui nous a reçus " dans un salon où elle inaugurait des manifestations culturelles, explique Nicolas Cocuaud, coordinateur du groupe local de Greenpeace à Angers. "On n'a pas fait la demande ", a-t-il ajouté.

Dans l'entourage de Valérie Trierweiler, on souligne "qu'il ne s'agit pas d'un geste politique ". "Ils ont demandé s'ils pouvaient remettre une lettre, Valérie Trierweiler n'était pas loin, elle les a reçus, c'est tout ", ajoute-t-on, en précisant qu'elle devrait remettre la lettre au président de la République.